L’an dernier, les Blue Jays de Toronto se faisaient un point d’honneur d’être opportunistes et de bien naviguer dans le baseball de situation. Cela les a d’ailleurs amenés au match numéro sept de la Série mondiale contre les Dodgers de Los Angeles et à deux retraits du titre.
Cette saison, toutefois, on assiste à une tout autre histoire. Certes, cela s’explique en partie par le nombre de blessés qu’a dû faire face la formation torontoise et par le fait que deux des meilleurs frappeurs de l’équipe, George Springer et Vladimir Guerrero Jr., ne génèrent aucune puissance en 2026.
Mais l’incapacité des Geais Bleus à jouer du bon baseball de situation est généralisée.
La preuve? Avec des coureurs en position de marquer, les frappeurs des Jays affichent une moyenne au bâton de ,235, un faible OPS de ,662 et un taux de retraits sur prises de 21%. Rien pour écrire à sa mère.
Le match de samedi contre les Yankees de New York en était le plus bel exemple, alors que le partant Kevin Gausman a lancé sept manches presque parfaites, mais l’attaque n’a réussi qu’un petit coup sûr en dix occasions avec au moins un coureur en position de marquer.
Si les joueurs doivent se regarder dans le miroir pour essayer de trouver une solution pour ces situations critiques, le gérant John Schneider doit faire de même.
Dans quel monde la recrue Charles McAdoo est demeuré au bâton avec le match sur la ligne, alors que Guerrero Jr. et Alejandro Kirk étaient disponibles en provenance du banc?
Et pourquoi Ben Rice n’a pas été envoyé au premier coussin, qui était inoccupé, en neuvième manche de la rencontre d’hier (dimanche) toujours contre les Bombardiers, tandis que Jasson Dominguez était dans le cercle d’attente?
Ce genre de choses, tout comme le manque d’opportunisme, ne peut juste plus arriver si les Blue Jays veulent rester en vie.



