La simplification des statistiques de lanceurs

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Maxime Lauzier

Publié le 26 février 2018 à 11h30

Il y a quelques semaines, j’amorçais une série de textes portant sur la simplification des statistiques. Lors de mes deux premiers articles, nous avons abordé les statistiques offensives. Maintenant que les chiffres d’un frappeur sont plus compréhensibles pour vous, le temps est venu de s’attarder aux lanceurs.

WHIP

Le WHIP (Walks plus Hits per Innings Pitched) représente tout simplement le nombre de coureurs alloués par manche par un lanceur. Son calcul est donc très simple. On additionne le nombre de buts sur balles et de coups sûrs accordés et on divise le résultat par le nombre de manches lancées. Le WHIP moyen était de 1.34 en 2017 et les lanceurs faisant partie de l’élite (Kluber, Kershaw, Scherzer et Sale) maintiennent parfois ce chiffre sous la barre du 1.00.

MPM

La moyenne de points mérités (MPM) est probablement la statistique la plus souvent utilisée pour évaluer un lanceur et c’est normal. Elle est facile à comprendre. Il suffit de multiplier le nombre de points mérités d’un lanceur par neuf – puisque c’est le nombre de manches dans un match – et de diviser le résultat par le nombre de manches lancées. Ainsi, vous obtenez le nombre de points mérités qu’un lanceur accorderait sur neuf manches. En 2017, l’ensemble des artilleurs a maintenu une MPM de 4.36 et les dix meilleurs en ont conservé une de 3.20 et moins.

MPM+

La MPM+ se veut être une moyenne de points mérités ajustée. Pour la calculer, on se sert de la moyenne de points mérités de la ligue, on la divise par la MPM du lanceur concerné pour ensuite multiplier le résultat obtenu par 100. Le chiffre qui en résulte est par la suite ajusté en prenant compte de l’environnement dans lequel l’artilleur évolue. Ainsi, les pauvres artilleurs évoluant au Coors Field paraissent un peu mieux grâce à cette statistique.

La moyenne de la ligue est de 100. Dès lors, si un lanceur présente une MPM+ de 125, il est meilleur de 25% que le lanceur moyen dans cette catégorie. L’année dernière, les lanceurs faisant partie de l’élite ont conservé une MPM+ de 149 et plus.

Kluber
Kluber a dominé la ligue avec une MPM+ de 202 en 2017. Photo : The Sports Post

FIP

Le FIP (Fielding Independent Pitching) gagne à être connu. Cette statistique mesure la capacité d’un lanceur à prévenir les buts sur balles, tient compte des lancers atteignant un frappeur adverse et les circuits et prend en considération la capacité à causer des retraits sur des prises. Bref, on enlève la défensive de l’équation et l’on considère seulement les situations où l’artilleur possède le plein contrôle du résultat final.

FIP
Capture d’écran : FanGraphs

Son calcul peut vous sembler complexe, mais la seule chose que vous devez retenir, c’est la constante du FIP se retrouvant dans l’équation mathématique. Cette constante peut varier – elle se maintient généralement à 3.10 – et a comme unique but de présenter le FIP comme une MPM ajustée pour faciliter la compréhension des amateurs. Ainsi, le FIP et la MPM de la ligue sont identiques (4.36). La crème de la crème des lanceurs est parvenue à maintenir un FIP de 3.10 et moins l’an dernier.

Dans un prochain texte, nous verrons ensemble les statistiques défensives, le dernier élément du jeu à simplifier.

Source : FanGraphs

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