La «mort» du baseball expliquée en deux points

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Maxime Lauzier

Publié le 31 août 2019 à 13h00

Ce n’est un secret pour personne, les assistances du baseball majeur sont en régression depuis quelques années. Ici et là, on entend plusieurs raisons pouvant « justifier » cette baisse. Le site Deadspin y est allé d’un des meilleurs articles que j’ai eu la chance de lire sur le sujet.

Dans ce lien, une pléiade de raisons sont énumérées. Cependant, je retiens deux éléments clés.

Premièrement, le prix des billets et d’une journée baseball en tant que tel et, deuxièmement, la qualité du spectacle.

Lorsque le peuple parle, jamais il n’a tort

En matière de prix, même les sièges les moins chers sont onéreux pour n’importe quelle famille de la classe moyenne. Ces sièges sont souvent dans les plus hauts, situés au balcon, zone des circuits, ce qui fait en sorte que les jeunes voient leurs héros grands comme des fourmis. Il faut payer plus chers pour avoir un tant sois peu de meilleurs sièges dans l’enceinte.

De plus, arrivé au stade, le prix des bières est spectaculaire, sans compter les montants pour un sac de bonbons, un maïs soufflé ainsi qu’une slush pour les petits. Ajoutez à cela le prix pour un stationnement et la journée vous revient chère pour tomber sur une mauvaise partie.

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Les fameuses Salt Potatoes de Syracuse. Du beurre, du sel, du bonheur. (Bière en option) – Photo: Fred Lamontagne

Parlant de mauvaises parties, je ne réinventerai pas la roue en mentionnant ici que le baseball a changé. Il est synonyme de retraits sur trois prises et coup de circuit. On a beau apprécier un bon duel de lanceurs et des retentissantes longues balles, un moment donné, comme le dit si bien ma mère, trop c’est comme pas assez. Le baseball est un jeu de stratégie, de vols de buts, de double-jeu, de relais au marbre, d’amortis sacrifice et j’en passe.

Le spectateur voit de moins en moins ce genre de jeu et c’est ce genre de jeu qui, justement, l’amène à se déplacer au stade.

Vivre confortablement dans son fief

Enfin, un élément à retenir est le développement rapide des nouvelles technologies télévisuelles. Pourquoi est-ce qu’un partisan se déplacerait 81 fois dans l’année pour aller au stade, alors que dans le confort de son salon, il a la télévision HD (élément vraiment sous-estimé selon moi dans l’analyse), les reprises, peut mettre sa télé en pause pour aller aux toilettes pour ensuite avancer les pauses publicitaires et aller se chercher une bière qui lui coûte 2$ au lieu de 10,50$ et un hot-dog qui lui coûte 0,75$ au lieu de 4,50$? Il n’a pas à se claquer le trafic, peut regarder la partie dans du linge mou avec sa couverture et s’il est fatigué, il va se coucher à la huitième manche. C’est simple, c’est facile.

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Photo : Post Gazette

C’est de plus en plus dur de sortir les gens de chez eux. Les salles de cinéma vivent un peu la même chose avec Netflix que le baseball. Cela devient un cercle vicieux, moins il y a de spectateurs, plus les prix augmentent et plus les prix augmentent, moins il y a de spectateurs…

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