La déroute des Giants de San Francisco

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Maxime Lauzier

Publié le 14 juin 2019 à 16h30

Ce n’est plus un secret pour le commun des mortels. Le baseball, depuis quelque temps, devient un sport de plus en plus offensif. Les amateurs s’entassent sur leur nouveau fauteuil Ikea avec les yeux rivés sur un téléviseur de 52 pouces et espèrent assister à un spectacle de frappeurs. Peu vous diront : « Moi, un doux roulant à l’arrêt-court, ça me satisfait pleinement ».

Ce faisant, la moyenne au bâton d’une équipe se révèle une statistique intéressante pour savoir quel match suivre dans une saison endiablée de la MLB. S’il y a bien une chose que les partisans de baseball ne peuvent pas reprocher à la Ligue majeure de baseball, c’est bien l’offre!

Suivant cette logique, les Giants de San Francisco, avec une moyenne de .222, proposent un baseball assez anémique. Si la saison se terminait aujourd’hui, le 14 juin 2019, la moyenne au bâton de l’équipe de la Californie battrait tous les records de la franchise. Ayoye! J’en ai mal à la mâchoire à force d’avoir la bouche ouverte d’étonnement.

Les joueurs des Giants n’ont tout de même pas atteint le fond du baril. La MLB a déjà vécu un pire scénario.

https://twitter.com/TheAthleticSF/status/1139551819775057920

Grant Brisbee de The Athletic affirme que les Maroons de St-Louis détiennent le record de la pire moyenne au bâton de l’histoire avec un point de moins que les Giants. Fiou! Qu’à cela ne tienne, depuis 1900, les hommes de Bruce Bochy réchauffent la 11e place des pires moyennes d’équipe. En plus, avec 26 points d’écart avec la moyenne des Majeures, ça parait mal dans un curriculum vitae.

À qui lancer la première pierre?

Voilà une bonne question! Qui devons-nous envoyer sur la potence? Dommage que les joueurs ne puissent pas blâmer les balles cette fois-ci. Certains condamneront le stade. Oui, vous avez raison, le Oracle Park donne du fil à retordre pour les frappeurs de puissance, mais ça n’a malheureusement rien à voir avec la moyenne au bâton. Le losange est vraisemblablement le même à San Francisco et à Sorel. La seule différence, c’est qu’à Sorel, le sable date de 1924.

Kevin Pillar
Kevin Pillar – Photo : Kelley L Cox-USA TODAY Sports

Le baseball reste un sport où le friand de statistiques ne pense plus au Père Noël. Comme si les performances réelles n’étaient pas assez amusantes pour la ligue, la MLB effectue des prédictions concernant la moyenne des frappeurs. On se rend compte que chez les Giants, quelques-uns se trouvent en deçà des attentes. Sur les huit joueurs principaux, seulement deux frappent comme la MLB prévoyait. Kevin Pillar, Evan Longoria et Brandon Crawford, quant à eux, demeurent bien en dessous des prédictions. Pillar devrait frapper pour .232, Longoria pour .256 et Crawford pour .231, alors qu’ils présentent plutôt un .214, .214 et .206. Prière de ne pas sortir le champagne. Ces trois joueurs affichent le différentiel le plus médiocre, mais Joe Panik, Buster Posey et Pablo Sandoval ne cognent pas à leur plein potentiel également. Comme dirait Stan : « Quand ça va ben, ça va ben ».

Mais bon, peut-être que le vrai coupable dans toute cette histoire, c’est la chance. Lorsque nous regardons l’alignement de Bochy, rien ne me pousse à affirmer que cette équipe terminera la saison au dernier rang et encore moins avec une moyenne au bâton globale aussi désastreuse. Sincèrement, j’apprécie ce genre de situation. Ça fait travailler la force mentale des athlètes. Je meurs d’impatience de voir comment la troupe de San Francisco va se sortir de cette impasse dans les prochains mois, voire prochaines années. Pour l’instant, seul un oracle pourrait nous le prédire!

Source : The Athletic

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