Kendrys Morales : l'espoir existe encore

Actualité

Maxime Lauzier

Publié le 4 mars 2018 à 7h00

Les partisans des Blue Jays peuvent-ils être optimistes pour la prochaine saison? Plusieurs espéraient que la serviette soit lancée très tôt en 2017. On échangeait Josh Donaldson, on se fâchait contre Marcus Stroman, on congédiait John Gibbons et on laissait aller José Bautista (Ah! celle-là est arrivée). Le pire début de saison de leur histoire y est bien sûr pour beaucoup (6-17).

On semble oublier que la suite n’est pas si problématique. Leur fiche de 70-69 de mai à septembre relève du miracle si l’on se penche sur les malheurs qu’ils ont dû endurer. La chaise musicale avec les receveurs, des blessures à Sanchez, Tulowitzki et Travis, sans oublier les crises d’anxiété d’Osuna et les performances décevantes de Kendrys Morales.

J’aimerais me pencher davantage sur ce dernier. Le frappeur désigné pourrait bien être un facteur important dans cette saison 2018. Plus qu’on le pense. Amené comme remplaçant du populaire Edwin Encarnacion, on en demandait beaucoup à Morales. Le Perroquet venait de connaître cinq saisons étincelantes avec les Blue Jays et ces derniers renonçaient à lui donner son dû. Probablement avec raison. Il allait ainsi signer un lucratif contrat avec les Indians. En misant sur Morales pour le remplacer, sur le plan financier, les Jays économisaient 27 millions de dollars sur trois ans. Peut-on vraiment demander le même apport offensif? Les plus naïfs peuvent bien croire que oui.

Source: Metro News

En le comparant à ses propres standards, Morales a été décevant en 2017. Celui qui a remporté le titre de meilleur frappeur désigné en 2015 n’a pas su s’imposer comme figure dominante du milieu de l’alignement. Ces 28 coups de circuit et 85 points produits peuvent sembler suffisamment respectables, mais, jumelé à une ligne de frappe de .250/.308/.445, on comprend l’uni-dimension de l’exploit. Sa WAR négative de -0.2 vient complètement dévaluer le nombre dérisoires de longues balles.

À 34 ans, il demeure un des frappeurs ambidextres les plus dangereux du circuit. Peut-on demander à Morales d’être plus patient au bâton ou de changer son approche? Ce serait probablement difficile. Par contre, si on creuse un peu, on se rend rapidement compte que ces performances contre les lanceurs gauchers sont largement supérieures que contre les droitiers. Il a maintenu une impressionnante moyenne au bâton de .362 en s’élançant de la droite contre .216 de la gauche. Bien sûr, il frappe moins souvent du côté droit (127 AB contre 430), mais n’est-ce pas là une partie de la solution?

Avec encore deux années à son contrat, que, volontairement, je ne commenterai pas, les Jays doivent trouver un moyen de se servir adéquatement de Morales. Gibbons, j’ose espérer, sera en mesure de mieux l’utiliser selon le matchup et la situation. Les partisans, eux, sont en droit d’être perplexes, mais force est de constater que MoMo peut encore représenter un atout de taille dans une équipe qui aspire remporter plus de matchs que ses rivaux.

Tags:

Articles similaires