Comme le veut la coutume depuis quelques années déjà, j’ai le privilège d’écrire un texte portant sur Justin Verlander.
J’ai toujours été fasciné par cet athlète qui performe encore à un haut niveau malgré son âge et le poids des années. À 43 ans, il entreprendra très bientôt une 21e saison dans les Majeures.
Hier, dans le cadre d’un match de la Ligue des Pamplemousses, Verlander est monté sur la butte pour la première fois en plus de 3 000 jours afin d’y défendre à nouveau les couleurs des Tigers de Détroit. Rappelons que le lanceur a accepté les termes d’une entente d’une saison afin de revenir là où tout a commencé pour lui en 2005.
Le numéro 35 a œuvré durant deux manches tout en donnant deux points aux Red Sox de Boston, sur deux coups sûrs, dont une longue balle à Kristian Campbell. Les Tigers l’ont emporté par la marque de 11-3 face aux Red Sox. Le vétéran a tout de même eu le temps de retirer quatre frappeurs sur des prises.
À son retour chez les Tigers, Verlander complètera une rotation de partants formée de Tarik Skubal, Framber Valdez, Jack Flaherty et Casey Mize. Verlander et Valdez se sont ajoutés au groupe à titre de joueurs autonomes durant la dernière saison morte. Les dirigeants de l’équipe souhaitent capitaliser sur la présence de Skubal, qui demeure encore incertaine à moyen terme suite à son récent gain en arbitrage. La signature d’un contrat d’une seule saison, qui lui rapportera la somme de 32 millions de dollars, ne rassure personne à Détroit, car l’écart entre l’offre de l’équipe et les demandes du joueurs était énorme. Les rumeurs sont persistantes dans son cas alors que bien des gens le voient quitter le Michigan à la fin de la saison 2026.
Pour le moment, Skubal se concentrera à bien performer face aux Britanniques à la Classique mondiale, alors que Verlander et ses autres coéquipiers ont enregistré un troisième gain en neuf parties jusqu’ici en calendrier pré-saison.
Justin Verlander ne ressentira pas tout le poids du monde sur ses épaules, car A.J. Hinch, le gérant des Tigers, sait très bien que le réservoir de son vétéran n’est pas plein comme à la belle époque. Utilisé intelligemment, il pourrait rendre de précieux services à son équipe, car en 20 saisons dans les grandes ligues, il en a vu de toutes les couleurs et il connaît ses limites.
Comme bien des gens, j’ai été surpris de voir Verlander retourner à Détroit, même s’il s’agissait pour lui d’un choix logique. Depuis quelques saisons, il roule sa bosse de ville en ville sans se sentir totalement à la maison. Pour moi, un retour à Houston faisait plus de sens.
Néanmoins, le natif de la Virginie retrouve ses racines et il pourrait boucler la boucle en consolidant le fait qu’il pourrait porter la casquette des Tigers à son entrée au Temple de la renommée, une fois son illustre carrière terminée.
Verlander a remporté trois trophées Cy Young depuis 2025 et il inspirera son coéquipier Skubal à suivre ses traces, lui qui en compte déjà deux à son actif.



