Ce n’est pas parce que les camps printaniers sont amorcés que le débat sur les balles cessera. Oh non. Comptez sur Justin Verlander, l’as des Astros de Houston, pour le ramener sur le tapis. Jeudi dernier, le principal intéressé a publié sur Twitter des comparaisons intéressantes entre 2014 et 2017.
Ce tableau indique très clairement que des balles frappées du même angle et à la même vélocité ont plus de chances de devenir un coup de circuit en 2017 qu’elles en avaient en 2014. Alors, dire que rien n’a changé au niveau des balles et de tenter vainement de trouver des astuces comme le contrôle de la température, c’est faire l’autruche. Les balles ont changé. Pourquoi, où et comment, ça c’est un autre débat.
Le problème pour Verlander
Son but n’est pas d’enfoncer la MLB et de partir en guerre contre les balles dopées. De son propre avis, il n’en a rien à cirer, pour la simple et bonne raison que tout un chacun utilise les mêmes balles. Ainsi, il n’y a aucune équipe qui profite d’un avantage. Le problème pour lui, c’est le fait de se faire mentir. Il déteste ça et avouons-le, nous aussi.
Si la MLB allait de l’avant en disant : «oui, c’est vrai. Les balles sont fortement différente pour 1) rendre le jeu plus spectaculaire 2) augmenter le nombre de circuits 3) toutes ces réponses ou autres», il me semble qu’il y aurait moins de hargne face à ce dossier. Mais ce n’est pas le cas, comme le lanceur Brandon McCarthy le stipule.
La MLB continue de marteler que les balles sont les mêmes, par contre, les chiffres disent autre chose. Des records centenaires sont battus, les coups de circuit pleuvent et les ampoules aux doigts aussi. Tout le monde semble savoir et remarquer qu’elles sont différentes… Tout le monde, sauf les grandes instances de la ligue…
Il me semble que le baseball se porterait mieux si Rob Manfred cessait d’être dans le déni et tenter à tout prix de cacher cette information qui n’est plus vraiment un secret de polichinelle. Avouez-le qu’on puisse passer à autre chose et que vous cessiez de nous mentir et de vous mentir à vous-même.
Bref, je suis d’accord avec Verlander. Le problème, ce n’est pas les balles… c’est tout ce qui les entoure.
Source : SI
