Josh Hader n'a besoin que d'un type de lancer

Actualité

Maxime Lauzier

Publié le 3 avril 2019 à 9h30

Je ne suis certainement pas le seul à avoir remarqué le magnifique début de saison de Josh Hader des Brewers de Milwaukee. Rien de nouveau me direz-vous : Hader a été monstrueux l’an dernier. Personnellement, c’est sa facilité à retirer les frappeurs sur trois prises qui m’a le plus impressionné. L’artilleur de Milwaukee mériterait amplement d’être intronisé comme roi du strikeout.

Un rythme effréné en 2019

Bien entendu, c’est sa performance de samedi dernier qui a mis en lumière sa forme actuelle. Auteur d’un immaculate inning, performance assez rare dans une saison, il a écœuré les trois frappeurs des Cardinals qui se sont présentés face à lui en neuvième manche. Trois frappeurs donc, pour trois retraits sur des prises, avec seulement neuf lancers. La perfection, effectivement.

Josh Hader
Photo : Capital Gazette

Il a de nouveau lancé lundi ainsi qu’hier. Il n’a accordé qu’un seul coup sûr et un but sur balles en quatre matchs, durant lesquels il a travaillé pendant cinq manches au total. Il a retiré dix frappeurs sur des prises déjà, soit une moyenne de 18 retraits par neuf manches, ce qui est faramineux.

Que des balles rapides, ou presque…

Ce qui est le plus étonnant, au-delà des chiffres, c’est la manière dont ses lancers sont choisis. Lors de ses trois premiers matchs, Hader a lancé la balle à 46 reprises. Toutes étaient des balles rapides.

Lors du match d’hier, il s’est essayé pour la première fois de la saison à envoyer une courbe et une glissante à Jose Iglesias. Mal lui en a pris, ces deux lancers n’ont pas atteint la zone de prises et Iglesias s’est vu accorder un but sur balles.

Hader en a rapidement tiré une conclusion et est revenu à son fond de commerce si fructueux en ce moment : balles rapides encore et toujours. Les trois frappeurs suivants n’ont rien pu faire.

Talent ne rime pas toujours avec variété de lancers

On pense souvent que les meilleurs lanceurs ont besoin de beaucoup de types de lancers différents pour s’en sortir. À juste titre, un arsenal de lancers permet de varier, surprendre, casser le rythme, rester totalement imprévisible et s’adapter aux forces et faiblesses des frappeurs adverses.

Josh Hader et Yasmani Grandal
Josh Hader et Yasmani Grandal – Photo : USA Today

Détrompez-vous, Josh Hader maîtrise parfaitement d’autres lancers. À vrai dire, il ne fait qu’adapter sa stratégie. Bien entendu, il ne rentrera pas dans le détail de son choix et le pourquoi du comment lui appartient.

Mais il vient de prouver, s’il était encore nécessaire de le faire, qu’il maîtrise parfaitement ce type de lancer et qu’il a une totale maîtrise stratégique. Il l’a dit lui-même :

 » On lit les frappeurs et on s’adapte au fur et à mesure. Pourquoi changer une formule qui gagne? Quand ça ne marchera plus, on trouvera autre chose.  »

Josh n’a pas fini de nous surprendre. Oh, au fait, les Brewers ont gagné 4-3 et Josh Hader a réalisé son quatrième sauvetage de la saison (déjà). Le rôle de closer lui irait si bien…

Source : thescore.com

Tags:

Articles similaires