Jose Berrios doit se relever en 2023 pour donner une chance aux Blue Jays

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Charles-Alexis Brisebois

Publié le 7 janvier 2023 à 17h00

En ce moment, les Blue Jays ont une bonne rotation pour commencer la saison. Avec Alek Manoah, Kevin Gausman, Jose Berrios, Chris Bassitt et Yusei Kikuchi, le club pourrait faire pas mal pire.

Et il ne faut pas oublier Hyun-Jin Ryu, qui pourrait débarquer en cours de saison.

Mais le problème? La rotation est fragile. Si un seul membre du top-4 devait se blesser, Yusei Kikuchi et Mitch White seraient là sur une base régulière, ce qui est trop.

Parce que le club n’a pas énormément de profondeur en ce moment, cela veut aussi dire que les quatre meilleurs lanceurs devront faire preuve de constance.

Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai pas vraiment de doutes concernant Manoah. Il a tellement bien fait depuis ses débuts dans les Majeures et il n’a pas eu de guigne de la deuxième année.

Gausman? Il s’est bien adapté à Toronto. Il pourrait ralentir, mais je n’y crois pas forcément.

Bassitt, de son côté, est l’un des lanceurs les plus constants des dernières années. Ce qu’il a offert à Oakland et à New York devrait se transposer dans la Ville-Reine.

Mais Berrios? La saison dernière a fait en sorte que de gros doutes se sont installés.

Ce qui est dur à comprendre, dans son cas, c’est qu’il était probablement le lanceur envers lequel j’avais le moins de doutes à pareille date l’an passé. Après tout, on pouvait se demander ce que Gausman, Manoah, Ryu et Kikuchi allaient apporter… mais Berrios semblait être une force stabilisatrice.

Il avait bien fait à son arrivée en 2021 à la date limite des transactions et il s’était évité de l’incertitude contractuelle en signant un coontrat de sept ans.

Mais en 2022, il a flanché.

Quand on regarde ses chiffres en carrière, on voit clairement que depuis 2017, il maintenait une moyenne de point mérités entre 3.48 et 4.00. Son ERA+ démontrait qu’il était toujours de 11 à 25 % meilleur que la moyenne du baseball.

Mais en 2022, ce n’était pas le cas. À sa première saison complète en ville, il a affiché ses pires chiffres depuis sa saison recrue.

Il a aussi moins lancé, considérant le fait que Charlie Montoyo et John Schneider devaient souvent le retirer avant la septième manche. Il était pourtant étiquetté comme un gars de 190 manches par année en arrivant à Toronto.

Est-ce que la pression d’être le lanceur #1 d’un club comme Toronto l’a étouffé? Je ne sais pas. Pour ça, il devra avoir plus de succès via sa balle rapide, notamment.

Mais c’est surtout entre les deux oreilles que ça doit se passer. Pete Walker et John Schneider doivent lui rappeler qu’il est un bon lanceur.

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Blue Jays de Toronto, José Berrios

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