Depuis l’annonce du départ de Jacques Doucet, les témoignages de sympathie provenant de personnalités associées au baseball et au monde du sport en général continuent d’affluer.
Cet homme a définitivement marqué le sport au Québec et à bien des égards. Passionné de baseball et de la langue française, c’est à lui que l’on doit plusieurs termes et expressions encore utilisés aujourd’hui lors de descriptions de matchs de baseball en français.
Jacques Doucet a rendu le baseball adorable aux oreilles des amateurs de ce sport partout en province et bien au-delà. Grâce à lui, des centaines de milliers de personnes ont été initiées au passe-temps des Américains et sont devenus des inconditionnels de la voix des Expos.
Impossible de rester indifférent à la façon dont il décrivait les parties avec une précision chirurgicale. Chaque jeu, chaque petit geste des joueurs sur le terrain étaient admirablement décrits. Nous pouvions nous fier aveuglement à ce lui voyait et nous décrivait. Il aura été, sans contredit, l’un des meilleurs de sa profession.
Dommage que son intronisation au Temple de la renommée du baseball à Cooperstown attende encore. Heureusement, le Temple canadien, lui, a su reconnaître son grand talent et sa contribution exemplaire de son vivant.
Lors du départ des Expos vers Washington, Jacques, comme bien d’autres, aurait pu se la couler douce et regarder derrière lui tout le chemin parcouru. Au contraire, il a relevé avec brio le défi de devenir descripteur des matchs des Capitales à Québec. Une marque de reconnaissance de la part de cette organisation qui est devenu une référence au Québec. Ne s’arrêtant pas là, il s’est associé à TVA Sports pour nous faire vivre la description de certains matchs des Jays avec exactitude et aplomb.
Monsieur Doucet en mangeait du baseball et il a su, tout au long de sa brillante carrière, partager sa passion et ses connaissances avec plusieurs générations d’amateurs au Québec.
Il a d’ailleurs partagé son amour du sport à maintes reprises, dont dans le cadre de l’événement Expos Fest, où il était en contact avec plusieurs amateurs.
Rodger Brulotte et lui formait un duo irrésistible. Tous les matchs les impliquant devenaient une pièce de théâtre savamment écrite à la seule différence que les acteurs sur le losange pouvaient changer le scénario au fil des parties. Les deux hommes en auront des choses à se raconter là-haut.
Cette autre perte nous rappelle que l’histoire des Expos s’est écrite avec des humains exceptionnels, bien au-delà des statistiques. Chaque ancien joueur, bâtisseur ou individu chargé de nous faire vivre l’expérience via le truchement des médias est comme un membre de notre propre famille et chaque départ est considéré comme une perte personnelle.
La collaboration qui existait entre Doucet et Brulotte n’a rien à envier à quiconque et c’est pour cette raison que bien des gens aujourd’hui, partout en Amérique, se souviennent d’eux. Ils auront marqué l’imaginaire de tout un peuple et fait, à leur façon, des Expos et du baseball en général, un sport aimé des Québécois.
À travers ce qu’il raconte dans ses livres brillamment écrits en compagnie de Marc Robitaille, vous pouvez revivre toute sa carrière. Les souvenirs et les écrits seront précieux afin de se remémorer cet homme généreux et entier.
Bon voyage M. Doucet et merci pour tout.



