Dans sept jours, soit le 11 novembre à 19 h 00 (heure du Québec), le récipiendaire du titre de gérant de l’année de la Ligue américaine sera annoncé sur les ondes du MLB Network. Stephen Vogt, John Schneider et Dan Wilson se disputent les honneurs.
Si les électeurs de ce titre prisé devaient se fier à l’entièreté de la campagne 2025 pour faire leur choix, y compris les séries éliminatoires et la Série mondiale, le choix serait unanime, soit celui de Schneider chez les Blue Jays de Toronto. Mais ce n’est pas le cas, les balises se limitant à la saison régulière.
Et dans ce cas, Vogt doit recevoir cet honneur, les Guardians de Cleveland ayant défié les probabilités à maintes reprises en 2025.
Il n’y a pas un autre skipper dans tout le baseball majeur qui a mené son équipe à la danse automnale cette saison avec si peu de talent expérimenté. Pendant la majeure partie de la campagne, l’équipe a dû faire appel à des espoirs de première année, tout en développant d’autres qui en étaient à leur deuxième ou troisième passage dans le circuit Manfred.
Cette jeune formation a complété une remontée historique de quinze matchs et demi pour reprendre le premier rang du classement de la division centrale de la Ligue américaine, le deuxième titre de section consécutif de Vogt. Cela s’avère le plus grand déficit qu’une équipe n’ait jamais eu à surmonter pour terminer au premier rang d’une division ou d’une ligue dans l’histoire de la MLB.
Tout cela avec la sixième plus basse masse salariale totale. À l’inverse, les Mariners de Seattle et les Blue Jays se sont tous deux classés dans le top-10 à ce chapitre, Toronto pointant même au cinquième rang.
Si Vogt devait remporter le titre, il deviendrait le troisième gérant à accomplir cet exploit, Kevin Cash et Bobby Cox étant les seuls autres. C’est peut-être la seule chose qui pourrait inciter certains électeurs à donner leur vote au skipper des Jays.



