Avec l’Halloween à nos portes, ce n’est pas aujourd’hui que nous allons nous raconter des peurs! Pourtant, les Brewers de Milwaukee ont vécu toute une frousse en Série de championnat face aux Dodgers de Los Angeles. Balayage en quatre matchs, avec seulement quatre maigres points au tableau. L’attaque a été complètement muselée par les excellents lanceurs des Dodgers et c’est tristement ainsi que Milwaukee pense déjà à sa saison 2026.
Parlant d’excellents lanceurs, les Brewers peuvent eux aussi compter sur un talent d’élite sur la butte en Freddy Peralta. Cependant, qui dit talent exceptionnel dit aussi gros salaire. Jusqu’à présent, Milwaukee se frottait les mains de s’être entendu avec son as en 2020 pour un modeste contrat de cinq saisons et 15,5 millions de dollars. Le club avait une année d’option cette saison à la hauteur de 8,1 millions de dollars et elle en possède aussi une pour l’année à venir à 8 millions $.
Ceci dit, à peine éliminé du portrait des éliminatoires, voilà que le collectif avec la meilleure fiche en saison régulière écouterait les offres concernant le droitier de 29 ans.
La réalité des clubs de petits marchés
Oui, la formation du Wisconsin pourrait indéniablement se permettre d’exercer son option et payer l’artilleur ses huit millions de dollars. Le problème, c’est qu’à partir de 2027, le club n’aura sans doute plus les moyens de lui offrir un contrat de 25 à 30 millions $ par saison sur plusieurs années.
Les dirigeants aiment potentiellement donc mieux l’échanger et obtenir un bon retour qui leur permettra d’être compétitif quelques années encore, que de l’avoir un an et de le perdre sur le marché de l’autonomie. Il n’y a ni plafond, ni plancher salarial dans la MLB, mais les Brewers de Milwaukee opèrent avec une masse salariale interne!
Milwaukee, qui est réputée pour son industrie brassicole ainsi que l’entreprise Harley-Davidson, est aussi réputée pour être un petit marché et, contrairement, disons aux Dodgers, pourquoi pas, elle ne peut se permettre de dépenser à coups de centaines de millions sur ses joueurs.
Los Angeles le sait bien, trouve ça drôle et pour le prouver, son gérant Dave Roberts ajoute l’insulte à l’injure en clamant haut et fort que son club va continuer de ruiner le baseball. Fascinant pareil!
J’ai une pensée pour les partisans des Brewers et des clubs de petits marchés, car je suis assez vieux pour avoir connu les Expos. J’écouterai d’ailleurs attentivement le documentaire Netflix sur la mort des Expos demain et vous reviendrai avec un compte-rendu.
Axé sur le développement
Si Peralta venait à changer d’adresse, les Brewers pourraient compter sur le prodige Jacob Misiorowski pour assumer un plus grand rôle. À l’image des Guardians de Cleveland, un autre club de petit marché, ils sont excellents pour développer des lanceurs. Peralta est un exemple probant.
À sa défense, Milwaukee n’a pas été chanceux avec le peu de gros contrats octroyés. Il y a eu le cas Ryan Braun, qui est tombé en perdition et est même devenu persona non grata en quelque sorte. Il y a eu aussi le cas Christian Yelich, qui n’a jamais performé à la hauteur des attentes après avoir apposé sa signature sur un contrat de sept ans et 188,5 millions de dollars signé en 2020.
Bref, s’ils viennent par échanger leur artilleur numéro 1, à la lumière du résultat dans Série de championnat, plus de puissance au bâton ne ferait pas de tort!



