Cette saison, Fernando Tatis Jr. n’a joué que 15 matchs. Et pour être bien honnête, le 20 avril dernier, il n’a été que frappeur suppléant.
C’est donc dire qu’en tenant compte de son passage sur la liste des blessés, le joueur d’arrêt-court des Padres n’a joué que 14 des 24 matchs défensifs des siens. Mais malgré tout, cela ne l’empêche pas de mener la ligue dans une catégorie peu enviable : le nombre d’erreurs défensives.
Depuis le début de la saison, l’arrêt-court a effectué neuf erreurs en 14 matchs, soit en 124 manches de travail.
Notons que dans l’Américaine, c’est Bo Bichette (six) qui mène à ce chapitre. On parle d’un autre jeune joueur d’arrêt-court.
Ce ne sont pas toujours des erreurs où il lance la balle tout croche. Parfois, c’est simplement qu’il n’arrive pas à bien placer la balle dans son gant.
Prenons l’exemple de son erreur d’hier. En deuxième, il n’a pas réussi à aller chercher un retrait de base sur un roulant bien normal. Cela s’est avéré le début d’une manche difficile pour les Padres, qui ont rempli les buts.
Le manque d’opportunisme des Dodgers a fait en sorte qu’ils n’ont marqué qu’un seul point dans la manche (et ça leur a coûté le match), mais il faut pointer Junior du doigt. Sans ce point, la victoire des Padres aurait été moins spectaculaire, mais bien plus efficace pour San Diego.
On se souviendra qu’à sa première saison, Tatis Jr. était aussi une machine à erreurs. En 83 matchs à l’arrêt-court, le jeune homme avait cumulé pas moins de 18 erreurs. Il semblait avoir corrigé cette lacune l’an dernier (trois erreurs en 57 joutes à la défensive), mais pas cette saison.
Pourquoi? On sait que les jeunes peuvent faire un peu plus d’erreurs en voulant trop en faire. On sait aussi que l’épaule du jeune homme n’est absolument pas à 100 % et que cela affecte ses relais. Est-ce que ce sont des causes qui expliquent ses difficultés? Possiblement, oui.
Mais qu’importe la cause, il devra cesser d’en faire autant et travailler sur sa défensive. Je suis le premier à le trouver fantastique offensivement et à le voir comme l’un des visages du baseball, mais quand tu signes un contrat de 340 M$, ce n’est pas pour être un point d’interrogation défensivement.
