Qui peut blâmer quelqu’un de vouloir améliorer son sort? Il est normal alors de comprendre la décision qu’a prise Edwin Diaz en quittant l’organisation des Mets de New York afin de rejoindre celle des Dodgers de Los Angeles. En mots simples : c’est passer d’une zone sinistrée à la terre promise en un clignement d’œil.
Celui qui a sauvegardé 253 matchs en neuf saisons dans les Majeures jusqu’à présent se joindra aux doubles champions de la Série mondiale, avec qui il tentera d’ajouter d’autres titres. Diaz, 31 ans, a paraphé une entente de trois ans à L.A. qui lui rapportera la coquette somme de 69 millions de dollars.
Releveur dominant et intimidant, il viendra combler un besoin évident dans l’enclos des Dodgers. Malgré ses deux conquêtes de la Série mondiale, la troupe de Dave Roberts devait s’assurer de débuter la prochaine saison avec un lanceur de qualité qui pourra terminer le travail en relève. En Edwin Diaz, les Dodgers ont embauché le meilleur candidat disponible pour le poste.
De nos jours, si quelqu’un cherche un endroit où la victoire est à une longueur de bras, c’est à Los Angeles qu’il faut aller et c’est exactement le calcul que Diaz a fait en préférant l’offre des Dodgers à celle des Mets. Ces derniers lui offraient 66 millions de dollars pour la même durée de temps. C’est simple, il veut gagner.
Avant le début de la dernière saison, les Dodgers avaient ajouté le releveur Tanner Scott à leur alignement en pensant que ce dernier serait la solution à leur problème, mais Scott n’a visiblement pas fait le travail en sabotant dix tentatives de sauvetage à lui seul, un sommet dans les Majeures. Le numéro 66 fait toujours partie des plans de l’équipe, mais il devra maintenant composer avec la présence de Diaz dans son environnement. S’il advenait que le nouveau venu connaisse un passage à vide au cours de la saison, Scott pourrait être appelé à prendre le relais.
En 2025, Scott a maintenu une ronflante moyenne de points mérités de 4.74.
Avec l’ajout de Diaz et la présence de cinq partants de grande qualité, les Dodgers sont en business. Le gérant Dave Roberts aura la latitude de bien doser l’apport de ses partants afin d’éviter les catastrophes vécues au cours des dernières saisons, c’est-à-dire de trop nombreuses blessures à des éléments clés et qui auraient pu faire couler le navire plus d’une fois.
Heureusement pour lui et les partisans de l’équipe, les choses se sont bien terminées et les Dodgers ont encore de grandes ambitions pour la prochaine saison.
Pour les partisans des Mets, c’est une autre paire de manches. Les départs de Diaz et de Pete Alonso signifient que cette concession n’est plus digne de confiance pour des athlètes fiers qui mettent la victoire en tête de liste de leurs priorités. Les Mets ont de l’argent, mais ils n’ont pas de plan clair sur lequel les joueurs peuvent se fier afin d’avoir une direction à suivre. À New York : on improvise.
Il est normal alors de voir un gars tel Edwin Diaz choisir la sécurité plutôt que la brouillard afin d’anticiper la suite de sa carrière. Le choix d’Alonso d’aboutir à Baltimore est plus contestable, mais il est facile de voir que juste quitter New York se voulait un choix logique pour lui aussi.



