Au premier regard, le Québécois Édouard Julien incarne parfaitement le profil du joueur sérieux qui se consacre corps et âme à bien performer au sein d’un sport qu’il affectionne particulièrement : le baseball.
Détrompez-vous car l’un de ses coéquipiers, Royce Lewis, a qualifié Julien de véritable clown alors qu’il a eu à répondre à la question : qui est le joueur le plus divertissant que vous puissiez nommer? Sans hésiter, Lewis a identifié le natif de Québec.
Julien, 26 ans, entreprendra au printemps sa quatrième saison chez les Twins du Minnesota, s’il perce l’alignement. Devant se battre à chaque année afin de faire son nid au sein de cette organisation, Julien retient tout de même l’attention de ses coéquipiers pour de bonnes raisons. Il est plus facile de faire sa place dans un vestiaire en étant positif plutôt qu’en se faisant remarquer pour de mauvais raisons. On récolte ce que l’on sème et cela, le Québécois l’a bien compris.
Produit des Tigers d’Auburn, Édouard Julien a eu à travailler fort afin de gravir les échelons jusqu’à l’atteinte de sa destination de rêve, mais ceci ne l’a pas empêché de se faire aimer par son entourage et de demeurer qui il est vraiment. Il n’a pas fait sa place au détriment de d’autres athlètes, mais grâce à son talent et à sa personnalité. Nous le savions déjà très déterminé et nous pouvons désormais ajouter le sens de l’humour à ses qualités.
Chaque équipe a besoin d’un joueur qui change la dynamique dans un vestiaire quand les choses vont moins bien ou qui aide à conserver la bonne humeur lorsque celle-ci est déjà bien installée. On comprend qu’Édouard Julien joue ce rôle chez les Twins du Minnesota et cela aide à vouloir le garder en haut contre vents et marées.
Les Twins ont connu une année difficile en 2025 et cela a coûté le poste de leur gérant des sept dernières saisons, Rocco Baldelli. Depuis, l’ancien pilote des Pirates de Pittsburgh, Derek Shelton, a pris le relais de Baldelli à la barre de l’équipe. Shelton aura besoin que la chimie au sein de sa formation soit présente dès le prochain camp, car les Twins ont des choses à se faire pardonner et il aura besoin que chaque individu contribue à sa façon. On sait maintenant que l’importance de Julien se matérialise même à l’extérieur du terrain et cela est un élément à ne pas négliger dans son cas.
Chaque équipe doit compter sur un électron capable de faire l’unanimité autour de lui tout en produisant de la bonne humeur et Julien répond bien à cette définition.
Les Twins voudront possiblement se trouver une nouvelle identité en 2026 avec l’arrivée d’un nouveau gérant, mais ils devront d’abord et avant tout consolider les forces déjà bien présentes au sein de la formation, laissant à penser que le rôle de Julien sera encore plus important. Shelton cherchera des éléments sur qui compter et qui possèdent déjà une ascendance sur le groupe. En levant la tête, il se rendra rapidement compte que son numéro 47 est une valeur sûre.
Édouard n’a pris part qu’à 64 rencontres dans les Majeures en 2025, son plus petit total en carrière, mais il revêt une importance beaucoup plus grande que son simple nombre de présences au bâton. Il a ce qu’il faut pour rebondir en 2026 et la reconnaissance de ses coéquipiers vaut plus que bien des statistiques.



