Vous croyez que la saison 2019 sera désastreuse pour plusieurs équipes des Majeures quand on prendra du recul?
Certes, mais comme le dit le vieil adage, c’est en se comparant que l’on se console!
La saison 2003 a été atroce à plusieurs niveaux alors que neuf équipes ont subi un minimum de 90 défaites contre sept sur le point de vivre cet affront en 2019. Lors de cette même saison, une formation a encaissé 100 défaites contre quatre qui pourraient en faire autant en 2019 (Orioles, Tigers, Royals et Marlins). Cependant, les Devil Rays de 2003 ont terminé juste sous cette marque avec 99 défaites alors que les Padres en subissaient 98. Les saisons environnantes ont été tout aussi sombres: quatre équipes de 100 défaites en 2002 et deux en 2004.

Difficile de ne pas identifier des points saillants liés à des fiches aussi peu reluisantes. Le partant des Tigers, Mike Maroth, a terminé la saison 2003 avec une fiche de 9-21. La même année, les releveurs des Devils Rays et des Royals ont saboté 45% des chances de sauvegarder la victoire dans un match.
Une tangente à la baisse
Et rien n’indiquait que les choses allaient s’améliorer pour les équipes moins performantes de l’époque. En 2002, les cinq pires équipes du baseball majeur possédaient une masse salariale moyenne de 54 millions. La saison suivante, cette moyenne s’élevait à 53 millions, et enfin en 2004, les cinq pires évoluaient avec une masse salariale moyenne de 46 millions.
En 2019, les cinq équipes qui termineront dans les bas fonds montreront une masse salariale moyenne de 74 millions.
Il faut donc conclure à la mise en place d’un cercle vicieux, car moins les équipes performent, moins les amateurs sont enclins à se procurer des billets et donc ne consomment plus dans les concessions alimentaires et achètent moins de produits dérivés. Cette relation de cause à effet se conclut par de moins bons revenus au guichet et moins d’argent à consacrer aux joueurs la saison suivante.
Au cours des 10 derniers matchs, la fiche combinée des Royals, des Tigers, des Orioles, des Mariners et des Marlins est de 16-34 ce qui est totalement inacceptable pour les partisans de ces équipes.
Donc, si l’on se fit à cette logique, les équipes qui remportent moins de 40 % de leurs matchs risquent de ne jamais être compétitives.
Fort heureusement, certaines équipes dépassant la limite permise du plafond salarial retournent de l’argent aux clubs moins bien nantis sous forme de taxes de luxe. Ce qui peut les aider à se sortir de ce cycle vicieux.
Cela dit, ce n’est pas toujours facile. Heureusement… 2019 ne semble pas être la pire saison de l’histoire de la MLB.
Source : Sporting news
