Chez plusieurs équipes du baseball majeur, l’expression Faire plus avec moins prends tout son sens.
Considérant le fait que les assistances sont à la baisse pour une quatrième année consécutive, les propriétaires des Majeures doivent prendre le taureau par les cornes et trouver des solutions pour fidéliser leur base de spectateurs.
Depuis 1989, toutes les équipes, à l’exception des A’s et des Rays, ont construit de nouveaux stades ou rénové de façon significative leurs installations actuelles. Oakland planche actuellement sur un projet de stade de 34 000 sièges et Tampa Bay a vu passer son projet de nouveau domicile de 28 000 à 25 000 sièges.
La norme, le Camden Yards
En 1992, le nouveau Camden Yards, domicile des Orioles à Baltimore, est devenu la référence d’un édifice au look rétro laissant toute la place à l’expérience client en favorisant une nouvelle façon de consommer une sortie au baseball.

L’expérience du Camden Yards 2.0 était l’exemple à suivre, mais nous vivons 30 ans plus tard et la troisième génération de stades devra répondre à de nouvelles considérations, commente Dave Kaval, le président des Athletics d’Oakland.
Dans les années ’60 et ’70, les stades étaient construits afin d’y accueillir des équipes de baseball et de football dans une période où l’offre de divertissement était plus mince. Les spectateurs venaient assister à un événement sportif professionnel. Aujourd’hui, considérant qu’une ville majeure est le théâtre d’une multitude d’activités sportives et culturelles quotidiennement, il faut être très innovant afin de tirer son épingle du jeu.
Les statistiques en sont la preuve
Statistiquement parlant, la tangente qui se dessine est frappante. Selon le USA Today, en 1990, la capacité moyenne des stades des Majeures était de 54 000 spectateurs. En 2019, cette capacité est passée à 42 000 et pour la même période le taux d’occupation a augmenté de façon significative passant de 47 % à 67 %.
L’équation est simple, les équipes doivent offrir plus de divertissement aux gens qui prennent la peine de se déplacer, et ce, dans des stades plus petits et plus vivants.
Nous devons offrir à notre clientèle quelque chose de spécial et de différent, ajoute le président des A’s.
En 2019, les Twins, les Braves et les Marlins jouent jusqu’à présent dans de nouveaux stades à 66 % pleins.

Au chapitre des projets imminents, les Rangers du Texas évolueront dans un tout nouveau stade de 40 000 sièges en 2020. Le Global Life Field bénéficiera d’un toit rétractable.
Les Angels négocient présentement avec la Citée des Anges pour la construction d’un nouveau Angel Stadium d’une capacité de 45 000 places. La rénovation du stade actuel datant de 1997.
Les Diamondbacks de l’Arizona, quant à eux, souhaitent quitter le Chase Field d’ici 2022.
Bref, il est permis de croire qu’en fonction des nouveaux paramètres établis, la construction d’un nouveau stade de 35 000 sièges à Montréal serait réaliste et réalisable.
