David Price et sa théorie du « nous contre le monde »

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Maxime Lauzier

Publié le 21 février 2018 à 9h00

On ne pourra jamais reprocher à David Price de ne pas livrer le fond de sa pensée.

Le lanceur des Red Sox connait bien J.D. Martinez pour avoir évolué avec lui à Détroit. C’est pourquoi il s’est permis de contacter l’agent libre pour le convaincre de signer avec les Sox… mais aussi pour le mettre en garde contre les fans de Boston.

Tu vas aimer les joueurs ici, mais tu vas te faire huer. – Price

Ces propos n’ont pas été rapportés par un gars qui a entendu un gars, qui aurait lui-même connu Price dans une autre vie. Ce sont les mots utilisés par l’artilleur au cours d’une entrevue avec Bob Nightengale.

https://twitter.com/BNightengale/status/966278824139874306

Price ne voulait pas inciter Martinez à signer ailleurs, au contraire. Il voulait vraiment le voir débarquer avec les Sox, mais il tenait à le mettre en garde contre une réalité propre à la ville de Boston, où il compte, selon ses dires, gagner un championnat.

Pas exactement le discours d’un gars qui veut quitter le navire… mais pas le discours d’un gars heureux pour autant. Money talks?

Une vague négative

Plus tard dans l’entrevue avec Nightengale, Price a affirmé qu’une vague négative entourait l’équipe, rendant l’expérience à Boston difficile.

Je sais à quel point ça peut être dur ici. C’est difficile quand ça va mal, je le sais très bien. Mais je ne peux que m’imaginer à quel point cela doit être agréable de jouer ici quand ça va bien. – Price

On parle ici d’un joueur qui se qualifie comme un leader et un joueur d’équipe, mais qui parle comme un joueur individualiste. Je ne peux que m’imaginer à quel point cela doit être agréable de jouer ici quand ça va bien? Et les 186 victoires acquises en deux ans depuis son arrivée, ce n’est pas positif, ça?

Il doit s’ennuyer de l’anonymat de Tampa et de l’euphorie de la Ville-Reine, lui.

Pour arrêter de s’acharner sur le négatif, il a arrêté de parler aux journalistes les jours où il ne lance pas et il utilise de moins en moins les réseaux sociaux. Il se cache, en quelque sorte, pour tenter de se sauver de tous ceux qui ne l’aiment pas. Jadis très extraverti, le voilà maintenant renfermé chez lui et dans le vestiaire des Sox à longueur d’année, victime de son gros contrat.

Me against the world, que je vous dis. Et ça ne peut pas bien finir…

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