Comment j'ai initié mes amis français au baseball

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Maxime Lauzier

Publié le 6 juillet 2019 à 13h00

Avec les gars du bureau, on a tellement eu une belle fin de semaine de sport. Six gars; trois Français, un Algérien, deux Québécois, qui se sont rendu le dimanche 30 juin à Toronto voir à l’œuvre les Blue Jays y jouer contre mes Royals de Kansas City.

« Les gars, le baseball, franchement, j’adore! Tu te lèves pour aller chercher une bière, tu jases, c’est relax, le soleil, sincèrement, j’adore!  » – Benjamin Cassan, Français initié au baseball

La vie faisant bien les choses, KC a gagné, mais, bien au-delà de la victoire, la passion partagée de l’amour du sport m’a plus comblé que le gain en soi.

Un projet entreprit

Le baseball c’est contagieux. À force de parler de l’amour de mon sport au bureau, de regarder des parties et de se lancer la balle, les collègues Français ont commencé à embarquer dans mon « band wagon fan » de baseball.

Whit Merrifield
Whit Merrifield, mon joueur favori. Photo: Maxime Trudeau

Je leur ai proposé d’aller, la longue fin de semaine de la fête du Canada, en Ontario pour aller voir le passe-temps préféré des Américains. Partie de football le vendredi soir, on profite de Toronto le samedi et enfin quintessence du projet le dimanche au Rogers Centre.

La pédagogie du baseball

C’est important pour les non-initiés de comprendre le sport. Un rôle de mentorat est ainsi prodigué aux vétérans partisans de la balle. Les habitants de l’Hexagone ont beaucoup de questions, ne comprennent pas du premier coup, donc il bien est important d’être patient et de bien leur expliquer calmement les subtilités qui font en sorte que le baseball est le plus beau sport du monde. Il y a, pour eux, quelque chose de déconcertant dans ce sport. Aucun cadran, un rythme lent et ça ne se joue pas sur une surface rectangulaire, tout le contraire de ce qu’ils connaissent; soccer, rugby, handball, water-polo…

Attention, je dis pas que les Français ne connaissent pas le baseball ou n’y connaissent rien. Mon point est tout simplement que le lien avec le baseball est moins naturel et que mes amis français concernés ne connaissait pas vraiment le baseball. 

Rogers center
Maxime Trudeau à gauche arborant la veste de l’équipe nationale Française et Christophe Arkinson à droite. – Photo: Maxime Trudeau

Savourer le moment

C’était beau, six gars reliés les uns les autres dans le silence en buvant de la bière au soleil. N’est-ce pas magique lorsque l’on prend un pas de recul pour analyser la chose? On se décalait d’un banc, étalés sur deux rangées, mais, on était ensemble et c’est ce qui compte.

Les Français ont adoré. Je pense que si jamais ils avaient été d’eux-mêmes à un match, ils auraient passé un moins bon moment et ce serait dit un truc du genre : ah c’est ça le baseball c’est bien, mais sans plus. En étant inclusif, ils n’ont peut-être pas tout compris, mais au moins l’étincelle est apparue et la piqûre du baseball a eu lieu. L’envie d’y retourner a été créer.

Le baseball c’est un peu comme un projet de société en fait. On se doit d’être tolérant et inclusif envers son prochain et honorer les différences. Les néophytes eux, se doivent d’être curieux et ouverts d’esprit. Ainsi, cela fait en sorte que l’on atteigne notre but commun, que l’on partage l’amour de la balle quoi!

Voyages sportif toronto
Nous tous! – Photo: Maxime Trudeau

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