Tic-Tac, tic-tac, c’est le bruit que la majorité des lanceurs détestent, si l’on se fie aux diverses entrevues sur le sujet. La pitch clock ne semble pas intéresser ceux-ci ni l’Association, du moins pas dans la forme qui leur est présentée par la MLB. En vrai, cette imposition, parce que c’est ce qui arrivera qu’il y ait une entente ou pas, fait rager la planète des artilleurs et cie. Sauf un, et j’ai nommé Chris Sale.
Celui-là même qui a déjà détruit à grands coups de ciseaux un uniforme spécial qu’il ne voulait pas porter lors de son passage chez les White Sox de Chicago. Maintenant à Boston, il n’a pas changé sa personnalité. Vocal, il aime être de tous les débats et faire jaser. Il a une fois de plus réussi.
Une question de rapidité
Même s’il a apporté un bémol en disant qu’il ne parle pas au nom de tous, il ne croit pas que les gens veulent être présents pour un match de 3 heures 30 minutes. Ni les joueurs, ni les arbitres, ni les fans. Ajoutant à cela qu’un lanceur n’a qu’un travail à faire, soit celui de prendre une balle, aller sur le monticule et la lancer. Qu’il n’y a rien de plus à faire et que les longueurs n’ont pas leur place.
Facile à dire pour un lanceur qui se situe toujours en bas des 20 secondes d’exécution entre ses lancers. Sale est reconnu comme étant l’un des artilleurs les plus rapides de sa génération en termes d’exécution. L’adaptation en sera tout autre pour le reste du circuit.
Mais quelques voix s’ajoutent à la sienne. Le lanceur des Rangers du Texas, Austin Bibens-Dirksx, qui a fait le saut dans la grande ligue la saison dernière – après 11 saisons dans les mineures – est du même avis que Sale. Pour avoir lancé avec le cadran, il stipule que celui-ci ne le dérangeait pas et qu’il faisait son travail comme à l’habitude. Même son de cloche chez Mike Clevinger qui a divisé son temps entre le Triple-A et les Majeures lors des deux dernières années, mais lui, il reconnait que les vétérans de la MLB pourraient avoir de la difficulté à s’y adapter.
Quand je lis ce point de vue, je me dis que ce qui fait le plus peur à l’Association des joueurs et aux lanceurs, ce n’est pas nécessairement le cadran en soi, mais plutôt le changement à leur routine et au jeu qu’ils adorent tant qui leur fait peur.
Source : MLB
