Les Mets de New York ont connu une campagne 2025 en montagne russe. Souvenez-vous, dans les premiers mois de la saison, ils représentaient une des meilleures, sinon la meilleure équipe au classement du baseball. Puis juin est arrivé et ce fut le début de la fin.
Ils ont, au final, été éliminés du portrait des séries éliminatoires lors du dernier match de la saison régulière. Ce sont les Reds de Cincinnati qui les ont devancé pour le dernier billet disponible dans la Ligue nationale. À peine quelques minutes s’étaient écoulées après le dernier retrait des Mets, que Pete Alonso annonçait qu’il allait utiliser son option de sortie.
Bref, dans le cadre d’une entrevue fort intéressante, le gérant de l’équipe, Carlos Mendoza, est revenu sur la plus récente campagne. Selon lui, pour expliquer les déboires des siens, ses ouailles étaient trop en mode business et pas assez en mode célébration.
La force d’un groupe
Mendoza n’a pas hésité à prendre une bonne partie du blâme sur ses épaules. Comme il l’a expliqué, c’est comme si le vestiaire était devenu une entreprise et les joueurs des collègues de travail qui se respectent, au lieu d’être des coéquipiers unis qui se réjouissent et célèbrent les succès des autres membres du collectif. Toujours selon Mendoza, les joueurs agissaient en professionnels, là n’est pas le point.
En d’autres mots, le groupe ne formait pas une famille. Ils n’étaient pas des frères d’armes, prêts à aller à la guerre les uns pour les autres.
Le contraire de 2024
Carlos Mendoza est en poste depuis le 13 novembre 2023. À sa première année à la barre des Mets, il a amené son club en éliminatoires. Selon lui, l’ambiance était bonne dans le vestiaire, ce qui peut expliquer les succès jadis. Cette même ambiance n’a malheureusement pas été perpétuée.
Certes, un élément qui peut expliquer la chose est l’arrivée de Juan Soto. Ce n’est pas un reproche, mais ce dernier est plus introverti, à se promener avec ses écouteurs pour ne pas être dérangé. Tout le contraire de Francisco Lindor, l’autre leader du groupe.
Il sera intéressant de voir la dynamique dans l’abri des Mets pour 2026. L’arrivée d’un autre leader en Bo Bichette viendra indéniablement modifier la dynamique. En tant que chef de meute, Mendoza devra prendre les bouchées doubles pour unir son groupe, et ce, rapidement.
Seul on avance plus vite, ensemble on avance plus loin
Les équipes qui remportent des championnats sont celles qui sont unies et qui ont le même but commun. Peu importe la discipline. Dans les sports d’équipe, il faut jouer pour le logo et non le nom dans le dos.
Les Mets de New York ont individuellement de grands noms dans leur vestiaire. Forment-ils une grande équipe pour autant? Nous aurons la réponse d’ici octobre.



