Bob Melvin est de retour avec les Athletics à titre d’assistant spécial à la direction, mais il est tout de même amer de son passage à San Francisco, là où il n’a pas réussi à mener les Giants à bon port.
Congédié à l’automne dernier, après deux saisons à la barre de la formation californienne, l’ancien receveur de carrière est revenu sur son court séjour dans la Baie et c’est avec un sentiment de déception qu’il se remémore son passage là-bas.
En nommant Melvin en charge de l’équipe en 2024, les Giants avaient de grandes ambitions, mais sous sa gouverne, l’équipe n’a pas pu faire mieux que de jouer autour de la moyenne de .500. Considérant le fait que la formation évolue dans la même division que les Dodgers de Los Angeles, c’est comparable à stationner sa Toyota Corrola tout juste à côté d’une Lamborghini.
Gérant d’expérience, Melvin n’a pas su capitaliser avec ce qu’il avait en main. On pourrait dire que sa déception se compare à celle du pivot de l’équipe, Logan Webb. L’as de la rotation des Giants ne saute pas de joie lorsque qu’il qualifie les efforts de son équipe à vouloir rivaliser avec leurs rivaux californiens (incluant les Padres de San Diego).
Depuis quelques saisons, les Giants font beaucoup de bruit sans pour autant matérialiser leur tapage en résultats.
Les commentaires de Melvin et de Webb sont la preuve que la recette instaurée par Buster Posey jusqu’ici n’est pas encore à point et que des ajustements sont nécessaires. Un malaise existe à San Francisco et le fait de voir les Dodgers poursuivre leurs actions de démolition n’est rien de bien rassurant pour les partisans de l’équipe.
Le vent du large devrait continuer de souffler dans la mauvaises direction en 2026, car les ajouts effectués lors de la saison morte ne seront pas suffisants pour apeurer la troupe de Dave Roberts.
Melvin a connu une très belle carrière à titre de gérant dans les Majeures, mais ses propres ambitions, en prenant les guides des Giants, n’ont pas été répondues et il souhaite mettre cette déception derrière lui dorénavant.
À 64 ans, rien n’indique qu’il sera à nouveau en charge d’une équipe du baseball majeur dans un futur rapproché et son passage à San Francisco à titre de gérant n’aura pas été un désastre sur toute la ligne. La venue de Rafael Devers en cours de saison aurait pu donner un tout autre sens à une saison en dents de scie et au moins permettre aux Giants de se qualifier pour les séries éliminatoires. L’équipe n’a pas su profiter de cette transaction et Melvin n’a pas survécu au couperet de l’organisation.
Chez les A’s, il ne retrouvera pas son environnement habituel, mais il sera en mesure d’aider à nouveau une formation à faire sa marque et peut-être surprendre certains experts. Melvin ne sera pas en plein contrôle, mais ses précieux conseils seront assurément appréciés par l’organisation et bons jeunes joueurs qui s’y installent en ce moment.
Voyons si Tony Vitello, le nouveau gérant des Giants, saura améliorer les performances de sa nouvelle équipe.



