Bo Bichette n’a pas encore disputé un seul match de saison régulière dans son nouvel uniforme, celui des Mets de New York, que déjà l’ex joueur des Blue Jays de Toronto veut voir sa contribution être considérée parmi l’élite de son sport.
Évoluer au sein d’un marché comme celui de New York aidera assurément Bichette à faire parler de lui plus souvent (pour les bonnes et les mauvaises raisons), mais il devra faire preuve de plus d’assurance en défensive afin d’être dans la même conversation que ses nouveaux coéquipiers Juan Soto et Francisco Lindor.
Jouer dans la Grosse Pomme, c’est devoir faire face à la musique plus souvent qu’à son tour et Bichette devra utiliser son bagage des sept dernières saisons afin de ne pas se retrouver trop souvent du côté sombre de l’actualité liée à son club. Les partisans des Mets ont faim de victoires et leur patience ne sera pas élastique le concernant.
Déjà, au camp d’entraînement de l’équipe, son jeu défensif ne fait pas l’unanimité et son coup de bâton devra être impeccable afin de pallier à cette carence. Pour ça, il est capable de grandes choses.
En forme, Bo Bichette est l’un des très bons frappeurs des Majeures et c’est pour cette raison principalement que la direction des Mets lui a consenti un contrat de trois ans évalué à 126 millions de dollars. Élevé dans l’organisation des Blue Jays, tous savaient que son temps était compté avec l’équipe suite à la signature à long terme de son ami Vladimir Guerrero Jr. La formation torontoise devait faire un choix et il s’est avéré presqu’unanime en faveur de Vlad Jr.
Comme à Toronto, la pression de gagner est omniprésente à New York, car le propriétaire Steve Cohen dépense à qui mieux mieux depuis qu’il a pris le contrôle de l’équipe en 2020. Il était actionnaire minoritaire depuis 2012.
Cohen a les poches profondes et il espère un retour sur investissement à court terme. Les ajouts de Juan Soto et de Bichette plus récemment indiquent clairement que de se contenter de participer aux séries d’après-saison ne suffit plus.
Quand le clan Bichette a négocié avec les Mets lors de l’entre-saison, le joueur d’avant-champ a laissé parler les chiffres, mais il a aussi ouvert la porte à pouvoir s’améliorer et devenir encore meilleur. Ce discours a certes plu aux dirigeants de l’équipe et ils ont acheté son concept et ses aspirations. Ce faisant, Bichette s’est mis une certaine pression sur les épaules, car il devra améliorer ses faiblesses de façon significative afin de ne pas mal paraître aux yeux de ses nouveaux patrons.
À Toronto, on l’aimait pour qui il était et non pour qu’est-ce qu’il devait devenir. Bichette a rendu de précieux services aux Jays, mais le temps était venu de passer à un autre appel. Jamais il n’aura réussi à devenir un joueur d’arrêt-court complet même si sa moyenne au bâton de .294 a fait de lui un frappeur très dangereux depuis le début de sa carrière.
Est-ce que Bo sera en mesure d’amener les Mets au prochain niveau? Nous obtiendrons la réponse une fois la saison entamée. Pour le moment, nous lui souhaitons de conserver la forme, la meilleure façon de prouver aux experts comme aux partisans qu’il appartient à l’élite.



