Dans une soirée chargée en émotions, les Blue Jays de Toronto ont finalement mis fin à une séquence de six défaites consécutives, toutes à domicile de surcroît, hier soir (lundi) au Rogers Centre.
Mais cette victoire ne doit pas faire oublier les lacunes flagrantes des Geais Bleus. Certes, la formation canadienne n’avait pas été déclassée lors de ses six dernières défaites. En effet, les Blue Jays n’ont pas perdu par plus de trois points lors de cette série de revers qui inclus une défaite en manches supplémentaires et trois défaites par un point.
Cependant, plusieurs problèmes au sein du club ont continué d’être mis en lumière dans ce genre de matchs serrés où chaque présence au bâton compte et où les occasions de marquer doivent être converties.
Pourtant, Toronto a réussi six petits coups sûrs en trente présences avec des coureurs en position de marquer au cours de cette séquence. Une petite amélioration à ce chapitre aurait certainement pu transformer quelques-unes de ces défaites en victoires.
Cela se reflète dans les statistiques de la saison des Jays, eux qui se retrouvent dans les bas-fonds du baseball majeur avec des coureurs en position de marquer, se classant 26e à l’échelle de la MLB pour la moyenne au bâton (,235) et les circuits (15) et dernière pour ce qui est de l’OPS (,666).
Et les choses sont encore plus compliquées en début de match, les Blue Jays n’ayant réussi à inscrire un point avant la quatrième manche à une seule occasion durant cette séquence. Courir après sa queue n’est jamais bon et trop souvent les Torontois ont besoin d’un retour miraculeux en fin de match pour remporter leur duel.
Un changement doit être opéré rapidement, parce qu’en plus d’être cinq matchs en dessous de la barre des ,500 Toronto est à dix matchs de la tête division Est de la Ligue américaine et à plus de deux matchs de la dernière place Wild Card avec trois autres équipes devant lui.
En comparaison, les Jays avaient un dossier de 47 gains contre 38 revers à pareile date l’an dernier.



