Alex Bregman est tout un joueur de balle. Ce n’est pas pour rien qu’il y avait plusieurs équipes en lice pour s’enticher de ses services lors du marché des agents libres.
Au-delà de son jeu sur le terrain, il est un excellent coéquipier et il prend son rôle de mentor à cœur. Bien qu’il ne soit pas si vieux, il n’est plus si jeune non plus à 30 ans (31 ans à la fin du mois) pour un joueur de baseball. Il peut donc faire profiter de son expérience aux plus jeunes joueurs et disons que si j’étais justement un de ces jeunes joueurs, j’écouterais ce qu’aurait à me dire le double champion de la Série mondiale!
Bref, il a encore démontré l’étendue de son leadership cette fin de semaine avec les jeunes ouailles de sa nouvelle organisation. Dans un geste surprenant, il a demandé à son gérant Alex Cora s’il pouvait accompagner les jeunes Red Sox dans un voyage à Sarasota, et même participer à la rencontre, question de passer plus de temps avec eux.
Tout à son honneur
Bregman aurait vraiment pu, en ce début de semaine, rester aux installations des Red Sox à Fort Myers et se reposer sous le soleil de la Floride. Au lieu, il a persuadé son gérant de l’amener avec lui en autobus dans un périple de plus de 264 kilomètres aller-retour, pour aller jouer en tant que frappeur désigné dans une rencontre sans aucune signification.
On s’entend, ce n’est pas tout le monde qui aurait fait ça. Si je peux même me permettre une pointe d’ironie ici, je ne pense pas que Rafael Devers se serait proposé! Oups, c’est dit.
Trois présences au bâton
En bout de ligne, les Red Sox et les Orioles se sont disputés un match nul de 6-6 à Sarasota. Bregman s’est rendu sur les sentiers une fois avec un but sur balles et il a notamment été retiré sur trois prises. Cependant, tout cela n’avait aucune importance. Ce qui était important, c’est qu’un des plus beaux espoirs de l’organisation, Marcelo Mayer, ait pu avoir du temps de qualité avec un des meilleurs de sa profession. Idem pour tous les autres jeunes joueurs.
Pour pousser la chose un peu plus loin, notre Québécois Abraham Toro faisait partie de ce voyage. Il a d’ailleurs frappé une longue balle, sa première du camp d’entraînement.
Même s’il a 28 ans, ils ont certainement pu se remémorer le bon vieux temps où les deux hommes étaient coéquipiers à Houston. Seul l’histoire nous dira s’ils ont fait allusions à la fameuse citation de leur ancien coéquipier Justin Verlander: Where the f*ck is Toro?
Le plus fou dans toute cette histoire, c’est que je suis persuadé que Bregman est celui qui a le plus apprécié sa journée de travail. C’est ça, être un vrai meneur d’hommes.



