On dirait bien que les agents libres viennent, encore une fois, de repousser les limites de l’incompréhension.
Hier, il nous a été permis d’apprendre que les membres des équipes ne pouvaient pas épier les agents libres, qui s’entraînent ensemble en Floride. Les joueurs ont poussé ça encore plus loin puisque le camp, situé à Bradenton, n’est même pas accessible aux médias… ni aux partisans.
Même si cette nouvelle est ordinaire, elle n’est pas surprenante dans le contexte. Si les grosses gommes de la MLB n’ont pas accès au camp, on se doutait bien que les médias et les fans (les grands perdants dans tout ça, si vous voulez mon avis) n’auraient pas accès aux joueurs.
Ont-ils peur que monsieur et madame tout le monde y trouvent leur compte quelque part?
Les joueurs s’entraînent donc ensemble, mais dans l’anonymat le plus complet. Sauf si…
Des joueurs sur rendez-vous
Si vous avez bien lu le tweet de Rosenthal, vous avez remarqué que les joueurs ont le droit de prendre des rendez-vous de la part des équipes. Ces dernières pourront, de façon individuelle, évaluer les gars.
Pardon?
Les formations doivent prendre des rendez-vous privés pour aller évaluer les agents libres? Les entrées pour être évalué sont restreintes? Comme Buster Olney l’a spécifié, c’est contraire à tout ce qui est normal et de l’ordre de la pure logique.
Ne me sortez pas l’argument que le camp n’est pas un tryout ; je n’y adhère pas. Avec plus de 100 agents libres à l’heure actuelle, ce ne sont pas que des Arrieta, des Moustakas et des Holland qui sont disponibles. Du lot, il y a aussi des joueurs de soutien qui auraient sans doute avantage à obtenir un peu d’attention. On n’en parle pas assez, mais ces gars-là sont vraiment dans l’ombre présentement.
Donc, pour certains, il s’agit sans doute d’un tryout, oui.
Je ne peux pas accepter que tous ces gens (dirigeants, médias et fans) soient exclus du petit groupe privé que sont les agents libres. L’association des joueurs, qui est derrière ces décisions-là, se doit de revenir sur ce qui a été décidé. Il faut que ce petit jeu, quel qu’il soit, cesse… ne serait-ce que pour les pauvres joueurs de soutien dont personne ne parle.
