Pierre Arsenault a longtemps travaillé pour les Marlins de Miami après son passage chez les Expos de Montréal. Il a notamment été un receveur dans l’enclos de releveurs.
Ce rôle-là a failli lui ouvrir les portes du baseball majeur puisque lors d’un match à domicile de 2004, tout était en place pour lui faire signer un contrat d’urgence dans le baseball majeur.
Pourquoi?
Parce que le receveur #1 de l’équipe, Mike Redmond, s’était blessé la veille. Les Marlins ne voulaient pas le placer sur la liste des blessés parce que c’était une question de jour avant de le voir revenir au jeu.
Le problème? Ramon Castro, le deuxième receveur de l’équipe, avait une blessure au pied. L’équipe ne savait pas s’il allait être en mesure de jouer le match du soir.
C’est ce que le principal intéressé raconte juste ici.
Les Marlins ont donc préparé la paperasse afin de faire signer un contrat à Arsenault en lui disant que Castro allait être un game time decision. S’il ne pouvait pas jouer, le Québécois allait donc être le receveur.
Pas besoin de vous dire que le Québécois était stressé. Il venait de courir huit kilomètres sous le chaud soleil de la Floride et ça faisait pas moins de 20 ans qu’il n’avait pas frappé. Et même si le gérant le voulait simplement pour son jeu défensif, il n’en demeure pas moins que c’est stressant, tout ça.
Au final, Castro a été en mesure de jouer, ce qui a fait en sorte qu’Arsenault n’a pas signé de contrat et n’a pas marqué l’histoire comme un David Ayres l’a fait chez les Hurricanes de la Caroline.
L’histoire a cependant voulu que le receveur ne soit pas en mesure de passer les deux premières manches. Mike Mordecai, un joueur d’utilité qui a déjà porté les couleurs des Expos, a donc été d’office pour le reste du match, soit pendant huit manches.
Les vétérans du club n’ont pas apprécié le manque d’efforts de Castro et le 1er juin 2004 a été son dernier match dans l’uniforme des Marlins de Miami.
Ça tient à peu, une carrière.
