Walker Buehler plus grand que Kershaw et Koufax?

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Maxime Lauzier

Publié le 28 mai 2018 à 7h30

Je sais, je m’attaque à deux icônes dans le titre de cette chronique, mais remarquez que je le fais en me questionnant. Le jeune Buehler a définitivement des croûtes à manger avant que l’on puisse affirmer qu’il arrive même à la cheville des deux hommes, mais rien n’empêche de comparer leurs débuts, non?

En effet, la recrue des Dodgers se compare (en mieux) aux Kershaw et Koufax dans un aspect particulier. Même s’il se nomme Walker, il ne permet pas beaucoup de marche gratuite vers le premier coussin. Après ses sept premiers départs en carrière, Kershaw avait retiré 29 frappeurs sur des prises et avait accordé 22 buts sur balles en 33 manches. Koufax : 31 retraits sur des prises et 25 buts sur balles en 41 manches et un tiers. Buehler : 48 retraits sur des prises et seulement neuf buts sur balles en 41 manches pour une fiche de 3-1 et une moyenne de points mérités de 2.20.

IMPRESSIONNANT!

Le gérant Dave Roberts — comme plusieurs dépisteurs l’on fait auparavant — a comparé son jeune artilleur à Tim Lincecum suivant sa performance de dimanche soir contre les Padres. Son sang-froid, sa confiance et sa capacité à générer de la vélocité lui auront permis de franchir sept manches, accordant seulement quatre coups sûrs et aucun but sur balles. Malgré la comparaison, tout comme Kerhaw et Koufax, Lincecum n’a pas réussi à être aussi efficace à ses débuts — 42 retraits sur des prises et 17 buts sur balles en 44 manches et un tiers (sept premiers départs).

Dans la philosophie du jeune homme, les buts sur balles sont simplement à proscrire, puisque la plupart des points qu’il a concédés lors de ses premières sorties étaient des joueurs à qui il avait « accordé » des passes gratuites. Pour lui, c’est une chose «contrôlable» qu’il faut éviter à tout prix.

Mais d’où lui vient cette efficacité? Buehler explique qu’il vient de la première génération qui a dû composer avec le contrôle du nombre de tirs pour les lanceurs dans les petites ligues. Il a donc grandi avec cette réalité dans la tête : être efficace en peu de lancers. En comparaison, les frappeurs étaient en mesure de frapper beaucoup de fausses balles sur Kershaw et par le fait même aller beaucoup plus profondément dans le compte, ce qui résultait en plus de but sur balles.

Pour l’entraîneur des lanceurs, Rick Honeycutt, le fait que le jeune droitier de 23 ans ait une bonne variation de quatre tirs (curve, sliders, two-seamer, four-seamer) le rendent beaucoup plus efficient.

Nous verrons ce qu’il sera en mesure d’accomplir sur le long terme, mais disons que pour l’heure, il est définitivement un artilleur à suivre et à regarder évoluer…

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