J’ai eu une discussion rafraîchissante avec un collègue cette semaine où l’on s’est questionné sur les cotes d’écoute du soccer ou du baseball des Blue Jays. Ce dialogue nous a guidés à cette belle conclusion : au Québec, il y a suffisamment de place pour d’autres sports. Le Canadien sera toujours dans une classe singulière, mais le peuple québécois veut accueillir un autre sport majeur. Comme le baseball, par exemple. Les matchs des Majeures présentés à TVA Sports et RDS séduisent beaucoup de Québécois, et ce ne sont même pas les Expos qui valsent sur un terrain.
Demain, ce sera la journée du Super Bowl. Une journée enlevante pour les fanatiques de football, mais une journée comme les autres pour un mordu de baseball comme moi. Peu importe, la nouvelle n’est pas ma haine contre le football, mais bien les propos séduisants d’un québécois oeuvrant pour les Rams de Los Angeles.

Jamie Reigle est le vice-président exécutif aux affaires commerciales de l’organisation basée en Californie, et celui-ci a profité de cette visibilité pour livrer ceci :
Montréal a tous les ingrédients requis pour compter sur plusieurs grandes équipes professionnelles en même temps. Les touristes sont impressionnés par notre diversité culturelle et notre cachet international. La plateforme est là. Il y a une bonne base corporative au Québec. Il faut aussi avoir la passion de la communauté. La passion existe pour le hockey et elle existait aussi pour le baseball, avec les Expos. Je me souviens encore de 1994. Certaines villes aux États-Unis comptent plusieurs équipes et elles sont plus petites que Montréal, et moins globales. Mais elles ont des propriétaires et des investisseurs passionnés. Ça peut se faire ici. – Jamie Reigle, à La Presse
Je prêche évidemment pour ma paroisse… le baseball. Dans les coulisses, l’année 2020 est fortement populaire pour le retour des Amours de la métropole. En 2019, le Québec, et surtout la ville de Montréal, a l’étoffe pour accueillir à nouveau une franchise du baseball majeur. On connaît la poutine pour réussir du côté de Stephen Bronfman et son groupe, puis l’évolution de la « vie » fait en sorte que ce n’est plus inquiétant d’aimer avec un grand A une autre formation majeure dans la ville.

La place est là. Les réseaux ont l’espace nécessaire pour exposer les 162 joutes des Expos de Montréal. Les cotes d’écoute parlent d’elles-mêmes également, elles qui donnent beaucoup d’amour à l’Impact et au baseball des Blue Jays. Ceux qui n’y croient pas, qui croient que c’est un trip de millionnaire ou qui croient que Montréal n’a pas les moyens pour fournir une formation compétitive, ça reste votre problème. Moi, j’y crois plus que JAMAIS. #MtlMLB
