Ici en Europe, la plupart des pays ont ordonné aux gens de rester chez eux. Je ne sais pas si c’est déjà une obligation au Canada, mais ça sera le cas bientôt. Ce qui est sûr, c’est que les malades, mais aussi tous ceux qui ont été en contact avec eux, ont déjà cette obligation. Quelques joueurs de baseball sont dans ce cas-là.
Un rythme à prendre…
Un joueur des mineures des Yankees, resté anonyme (les Yankees ont insisté là-dessus, allez savoir pourquoi), a partagé son expérience.
Il fait partie de l’un des nombreux joueurs bloqués à l’hôtel. Chaque matin, il remplit un questionnaire l’interrogeant sur des symptômes qu’il pourrait avoir ressenti. Ce joueur ne sait pas s’il est porteur, car il n’a pas été testé, mais il est en quarantaine pour protéger ceux qu’il pourrait croiser.
On lui apporte des repas, très corrects selon lui, de l’eau et une liste d’exercices à faire pour garder la forme.
Toutefois, même s’il peut consacrer beaucoup de temps pour Netflix et les jeux vidéos, le temps passe et bien des soucis s’accumulent dans son esprit.
Plusieurs incertitudes à lever…
La première reste économique car les joueurs des mineures ne sont pas payés tant que la saison n’a pas commencé. Quelques équipes ont annoncé qu’ils paieraient leurs joueurs quoi qu’il arrive, mais c’est encore une minorité de franchises.
Il y a encore un souci : le manque d’entraînement. Ces joueurs n’ont pas le droit de sortir de l’hôtel et quelques exercices sont bienvenus, mais insuffisants. Courir est impossible, et évidement se lancer la balle également. Ces joueurs enfermés pour encore une bonne semaine craignent d’accumuler beaucoup de retard sur leur préparation pendant que les autres la peaufinent tranquillement.
Enfin, une autre donnée, psychologique, entre en ligne de compte : quand vont-ils rentrer chez eux? Seront-ils forcés de rester encore longtemps dans cet hôtel? L’incertitude liée à la situation et aux propriétés encore pas toutes connues du virus laisser encore cette question à discuter.
