Vin Scully se sentait dépassé

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Maxime Lauzier

Publié le 28 novembre 2019 à 8h00

Vin Scully, qui aura 92 ans demain, aura marqué à sa façon l’histoire du baseball.

Devenu commentateur des matchs des Dodgers de Brooklyn en 1950, Scully a annoncé en 2016 sa décision de ne plus revenir derrière le micro des Dodgers de Los Angeles.

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Nommé 38 fois meilleur journaliste sportif de Californie, il reçoit le Prix Ford C. Frick du Temple de la renommée du baseball en 1982 et un Emmy Award pour l’ensemble de sa carrière. Il est élu au Radio Hall of Fame en 1995 et est désigné meilleur journaliste sportif de télévision du vingtième siècle par l’American Sportscasters Association en 2000.

Vin Scully, l’homme synonyme de durabilité. Photo : MLB

Celui qui a partagé sa cabine de description avec le légendaire Don Drysdale aura d’abord fait équipe avec Jerry Doggett pendant 31 ans.

En 1993, Scully doit annoncer en ondes le décès de Drysdale, qui a succombé à un arrêt cardiaque dans sa chambre d’hôtel de Montréal lors d’un déplacement du duo pour un match entre les Dodgers et les Expos.

S’adapter aux courants

Avec les années, Scully a eu à s’adapter à des modes de vie qui ont évolué rapidement. Les façons d’être, de s’exprimer, les courants de société, les modes. Le jeu est à la base resté sensiblement le même, mais l’environnement immédiat ne cesse de se transformer.

« Aujourd’hui, à la télévision, vous avez l’expert analyste qui a lui-même joué la game. Il y a une tendance à parler après chaque lancer ou après chaque jeu. Je ne sais pas. Peut-être qu’il doit justifier son rôle, sa raison d’être dans la cabine.

Et aujourd’hui, ils pénètrent dans des zones où je suis totalement perdu. Ils passent énormément de temps sur la manière de lancer une certaine hauteur. Je suis fondamentalement simple d’esprit. Si je regarde un match, je n’ai pas besoin de savoir lancer un certain lancer. »

Devant ces constats, l’homme devait constamment se remettre en question, car les aspects techniques prenaient de plus en plus de place dans son quotidien.

Questionné à savoir s’il avait préféré son travail à la télévision ou à la radio, il a répondu:

« La radio n’est pas du tout contraignante. Quand quelque chose se passe, je peux raconter une histoire ou parler d’un enfant assis au huitième rang en train de manger du maïs soufflé. Il offre une totale liberté pour peindre et créer une image. À la télévision, l’image est là. Vous devez faire attention à ne pas trop parler. Un homme qui travaille à la télévision doit avoir l’œil rivé sur l’écran et parler de tous les plans à l’écran.

S’asseoir, se détendre, s’amuser; la radio était plus amusante que la télévision. »

Durant ses dernières années de travail, Scully, octogénaire, décrit les parties locales des Dodgers et limite ses déplacements aux matchs à l’extérieur disputés en Californie où dans les États rapprochés, notamment l’Arizona. Il décrit environ 100 matchs par saison. Vers la fin de sa carrière, il ne signait que des contrats d’un an et annonçait à la direction de l’équipe des Dodgers s’il était de retour pour une année supplémentaire.

Source : Sports Broadcast Journal

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