Un match référence pour Aaron Sanchez et les Blue Jays

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Maxime Lauzier

Publié le 11 avril 2018 à 6h00

Aaron Sanchez a frôlé l’exploit. Aaron Sanchez aurait pu tout perdre, mais Curtis Granderson est venu jouer les héros en fin de match avant que Roberto Osuna ne vienne écrire l’histoire. Une soirée forte en émotions pour les Blue Jays de Toronto.

Aaron Sanchez - Toronto Blue Jays
Aaron Sanchez est passé très proche de lancer le deuxième match sans point ni coup sûr de l’histoire des Blue Jays. Photo : Getty Images

Aaron Sanchez impérial

Aaron Sanchez a sûrement livré la prestation la plus aboutie de sa jeune carrière hier face aux Orioles de Baltimore au cours d’une rencontre où il fallait avoir le coeur bien accroché.

Le lanceur partant des Blue Jays était à six retraits près de devenir le deuxième lanceur des Blue Jays à obtenir un match sans point ni coup sûr. Le rêve s’est envolé en début de huitième manche quand les Orioles Tim Beckham, Anthony Santander et Chance Cisco ont réussi à trouver la faille grâce à des frappes en lieu sûr.

Par le passé, plusieurs joueurs des Blue Jays sont passés proches du match sans point ni coup sûr, sans toutefois y parvenir. Marco Estrada était à cinq retraits du no-no en 2015. Brandon Morrow à un seul retrait en 2010. Mais c’est bien Dave Stieb qui demeure le seul « geai bleu » avec un match sans point ni coup sûr à son actif. Pour ceux qui se souviennent, il faut remonter au 2 septembre 1990.

Le lanceur droitier des Blue Jays n’a pas été parfait, offrant cinq passes gratuites à ses adversaires, mais il a été ultra dominant et n’a eu besoin que de 98 lancers pour compléter ses huit manches de travail. Connu pour sa balle rapide, c’est avec un changement de vitesse plus qu’efficace qu’il a bluffé les Orioles tout au long de la soirée. Une change-up qu’il a lancée à 42 reprises hier.

C’est aussi grâce à un effort d’équipe que Sanchez a pu préserver l’oeuvre qu’il était en train de bâtir.

Il y a d’abord eu Kevin Pillar en 4e manche sur une frappe de Trey Mancini.

https://twitter.com/TaterTalkPod/status/983862350125158401

Et puis il y a eu Devon Travis, une manche plus tard.

https://twitter.com/JuicedMLB/status/983874222287044613

On aime voir cette version 2018 des Blue Jays. Chaque joueur étant au service de son prochain.

Grandyman, Grandyman, Grandyman

Cette équipe des Blue Jays a définitivement du caractère. Elle qui aurait pu tout perdre une fois le no-no envolé, elle qui a vu les Orioles inscrire le point égalisateur dans un stade acquis à la cause des locaux, a réussi à trouver la force mentale pour répliquer dès la manche suivante. Je suis persuadé que les Blue Jays de la saison dernière auraient perdu ce match.

C’est Curtis Granderson (.379 AVG, .471 OBP) qui a débloqué la situation en frappant la balle dans les gradins du champ droit. Grâce à ce circuit en solo, les Jays ont repris une avance de 2-1, une avance qu’ils n’ont pas lâché.

https://twitter.com/Sportsnet/status/983881719525724160

Le scénario idéal pour la 100e d’Osuna

Les studios d’Hollywood n’auraient pas fait mieux. Après le cadeau offert par Granderson en début de neuvième, c’est Roberto Osuna qui entrait en scène pour fermer les livres et obtenir le 100e sauvetage de sa jeune carrière, un exploit qui n’était plus qu’une question de temps. C’est désormais chose faite et c’est bien lui le plus jeune de l’histoire de la MLB à atteindre ce plateau, ni plus ni moins.

https://twitter.com/StatsCentre/status/983912292545957890

Grâce à cette belle victoire d’équipe, les Blue Jays (8-4) talonnent les Red Sox (9-1) au classement dans l’Est de l’Américaine et prennent un match de plus à leur poursuivant, les Yankees (5-6). Un vrai match de référence pour nos Jays!

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