Les gens me demandent régulièrement si je vis de mon écriture et de tous les trucs que je fais dans le baseball, que ce soit les chroniques à la radio, les conférences ou autres… La réponse est OUI, et je vis très bien, soyez sans crainte. Mon trademark est simple : la passion me guide et c’est dans l’action que l’on obtient des résultats. Suis-je fou? Absolument! Ça prend un méchant crinqué pour se taper 14 heures de route (en calculant l’aller-retour) pour donner deux cliniques de baseball à deux de mes joueurs de niveau élite des Patriotes de Rouyn-Noranda.

Olivier a amplement raison. Ça frôle la folie. Par contre, je dois spécifier que ma conjointe, La Rouquine, est originaire de Montréal, donc nos visites sont régulières dans la Métropole. Pour nous, ce n’est pas une corvée. Enfin bref, puisque c’était « semaine de relâche » par chez nous, le plan s’est dessiné rapidement. Mon amie Line m’a demandé si j’étais game de me déplacer à l’Entrepôt du baseball de Repentigny afin de livrer mes cliniques dans un environnement plus cool qu’un simple gymnase. Ma réponse : CR*SS, oui! Le projet était en place, j’ai contacté mon ami Éric Dostaler, l’un des actionnaires de cet entrepôt et le tour était joué.
Le fiston de Line se prénomme Xavier, un enfant de 10 ans que j’entraîne depuis quelques années. Pour ma part, puisque j’ai deux filles, je traîne mon neveu partout. Lui, il a 11 ans, et il est l’un de mes joueurs également depuis plusieurs années. Ensemble, on a toute une chimie. Mon neveu Nolan, tout comme Xavier, mange du baseball et ces deux jours passés dans les installations grandioses de L’Entrepôt du baseball a fait jaillir un large sourire chez ces deux jeunes-hommes. Un six heures au total afin d’apprendre à devenir des frappeurs professionnels et à peaufiner leur mécanique de lanceur sur un petit monticule de caoutchouc.


Un frappeur professionnel? Comment on enseigne cela? Le niveau mental de la game est la facette sur laquelle je me penche davantage. Pour moi, c’est encore plus important que la technique, sans dire que je laisse celle-ci sur les lignes de côté. On avance d’une catégorie au printemps prochain, une grosse catégorie, le 11-12 ans. Donc, le moment de devenir plus sérieux, c’est là. On amorce l’enseignement à partir de l’abri. Ensuite, la démarche et l’attitude lors du trajet jusque dans la boîte des frappeurs. Rendu-là, la lutte avec le lanceur est ouverte. On ajuste notre mécanique. On apprend à prendre un pas de recul lorsqu’on sent qu’on échappe le contrôle de nous-même.
On a fini par sortir le lance-balle, dire aux boys que les pitchs sont ajustés à 40mph, alors qu’ils sont réellement à 55. Au final, on a eu droit à de belles luttes, de belles claques, deux attitudes exemplaires, une maman comblée, une Rouquine qui s’est amusée à prendre des portraits… et un coach passionné qui a une fois plus eu la chance de partager ses connaissances avec deux petits hommes qui ont la soif d’apprendre, qui n’ont jamais abandonné et surtout, qui ont appris à devenir de meilleures personnes. Comme je le répète, le facteur humain prend beaucoup de place dans mes enseignements.

Merci aux parents et à la vie de me faire vivre autant de moments marquants. J’suis un choyé de la vie… et j’aime mon brin de folie.
