Les Jeux olympiques de Tokyo, c’est en 2020. L’été prochain? Déjà? Oui! Et cerise sur la gâteau, les japonais, qui aiment le baseball autant que nous, ont ajouté notre sport au programme.
Malheureusement, cet ajout sera de courte durée car le baseball n’est pas prévu en 2024… Il ne faut pas pour autant bouder notre plaisir!
Seulement six équipes dans le tournoi olympique
Seulement voilà, les Jeux olympiques, c’est aussi toutes sortes de quotas, limites du nombre de sportifs pouvant être présents dans le village olympique. Alors, on limite le nombre de participants autant qu’on peut. Il n’y aura que six équipes lors de cette édition. Le Japon est déjà qualifié en tant qu’organisateur. Pour les cinq autres places, deux sont réservées au continent américain, deux à l’Asie/Océanie et une à l’Afrique/Europe.
Le tournoi Premier12, organisé par la fédération internationale de baseball et de softball (WSBC), sert donc cette année de passerelle pour se qualifier. Le Canada est donc en concurrence avec Cuba, les États-Unis, la République Dominicaine, le Mexique, le Venezuela et Porto Rico.
S’ils échouent, pas de panique, il existe divers tournois de rattrapage (un au niveau des Amériques, puis un global), mais ne me demandez pas de tout vous expliquer, tout ceci est vraiment trop compliqué… Pour les plus curieux, c’est ici.
Quoi qu’il en soit, ils ont d’ailleurs bien commencé en battant Cuba 3-0.
Trois québécois à suivre
Quelques joueurs de l’équipe canadienne méritent une attention particulière et seront, à n’en pas douter, dans la sélection si elle devait participer aux Jeux.
Phillippe Aumont : en très grande forme cette saison (six matchs complets avec Ottawa), le lanceur partant a confirmé contre Cuba quel joueur il était en lançant huit manches complètes, n’accordant que deux coups sûrs et un but sur balles. Très fort!
Charles Leblanc : on ne le présente plus. Je l’ai particulièrement suivi cette année, contemplant avec joie son parcours et sa progression. Désormais bien installé au niveau AA dans l’organisation des Rangers, le québécois de Laval a joué hier face à Cuba à Séoul, mais n’a pas fait mouche. Cependant, il est un frappeur très régulier et ne devrait pas manquer de se montrer contre la Corée du Sud et l’Australie.
Jonathan Malo : le vétéran a remplacé Charles Leblanc au poste de deuxième but. Il n’a donc pas une place de titulaire, mais son expérience comptera. D’autant qu’il n’a rien perdu, frappant un grand chelem lors de la préparation quelques jours plus tôt.
Ce sera très très dur de gagner son ticket pour les Jeux olympiques, car la concurrence est rude. Mais ces joueurs représentent les couleurs du Canada et vivent des moments uniques. À eux d’en profiter.
