Salut, Bryce! Maintenant, on peut passer à autre chose pour vrai!

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Maxime Lauzier

Publié le 2 mars 2019 à 9h37

Un titre certes sanglant, mais à la fois courtois et empreint de réalisme. Depuis le mois de septembre, je me questionne sur l’avenir de Bryce Harper avec les Nationals de Washington. Je vous rappelle que son clan a décliné l’offre « déguisée » de 300 millions de dollars sur dix ans des Nats. Pourquoi déguisé? Parce que ce n’était tout simplement pas un vrai 300 millions. C’était plutôt 200 millions pour dix ans, et les autres 100 millions s’étalaient jusqu’à ses 60 ans. Donc, avec le recul, je comprends cette déclinaison.

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Bon succès à Philly, Bryce! – Photo : ESPN

Ne revenons pas là-dessus puisque Big Kid a eu droit à son lot de textes pendant cette saison morte, alors qu’il n’en méritait peut-être pas autant. Bref, son départ me fait-il mal? Comme partisan des Nats assumé, la question se doit d’être déposée. La réponse : ça frappe beaucoup moins que je pensais parce que les étapes du deuil sont amorcées depuis la fin de la campagne 2018. Même si je tenais fermement mon opinion en stipulant qu’il reviendrait, au fond de moi, son récit était terminé à Washington.

Tout compte fait, je ne suis pas un partisan de Bryce Harper, mais bien des Nationals de Washington. Donc n’oubliez pas, jamais je ne suivrai monsieur Harper chez les Phillies, une équipe que j’ai appris à mépriser en fil du temps. Imaginez donc aujourd’hui à quel niveau je les déteste… Lors des 19 duels opposant les deux formations, l’émotion atteindra fort probablement un autre niveau, surtout que le collègue Dany Caron est un fervent amateur des Phillies.

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Tu es maintenant notre chef, Juan. – Photo : Monsieur Allard

Le départ de Bryce ça laisse un vide, j’en suis pleinement conscient. Mais les verres à moitié pleins sont toujours plus savoureux que ceux à moitié vides. Avec cette philosophie, ça me permet de miser sur les bonnes choses comme Juan Soto, Victor Robles et Trea Turner, qui sont désormais le futur de cette franchise édifiée à Washington. La balle est dans leur gant, et on a pu voir l’étoffe de Soto en 2018… sans omettre l’apport de Turner qui se fait sentir depuis 2016. Sur les sentiers, c’est un poison.

De plus, le directeur général des Nationals, Mike Rizzo, n’a pas chômé pendant l’entre-saison, lui qui a oeuvré comme si Bryce Harper ne revenait pas. Il a été dans l’action, il a bougé ses pieds de sorte qu’il a colmaté de grosses brèches au sein de son club. Les ajouts de Patrick Corbin, Yan Gomes, Kurt Suzuki et Brian Dozier ont colmaté de grosses failles, ce qui donne comme résultat un échiquier très complet. Avec le retour en santé d’Adam Eaton, l’alignement partant lors du jour un devrait ressembler à ça : Yan Gomes, Max Scherzer, Ryan Zimmerman, Brian Dozier, Trea Turner, Anthony Rendon, Juan Soto, Victor Robles et Adam Eaton. N’est-ce pas reluisant, même sans Bryce Harper?

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Une addition qui changera la donne au monticule. – Photo : Monsieur Allard

Soto est un monstre, tel Vladimir Guerrero, et Robles a le potentiel de décrocher le titre de recrue de l’année au sein de la Ligue nationale. Un honneur que Soto a passé proche d’empocher grâce à sa campagne 2018. Pour toutes ces raisons, je peux affirmer que j’suis bien avec moi-même et que j’adore le portrait 2019 de mon club. La division Est de la Nationale sera certes excessivement relevée et l’on se battra pour terminer au sommet de celle-ci.

Du plus grand fan des Nats du Québec!

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