Le commissaire Rob Manfred a beau vouloir se faire rassurant, il n’en demeure pas moins qu’il y a des craintes chez les joueurs.
Même s’il s’est ouvert sur ce que ses propriétaires pourraient vivre comme perte (et sur le fait que les proprios pourraient perdre moins d’argent en annulant la saison), il est clair que les joueurs ne sont pas tous d’accord avec les modalités d’un retour au jeu.
Oui, les joueurs savent que des pertes de quatre milliards de dollars sont possibles, mais il n’en demeure pas moins qu’ils désirent avoir un aperçu des états financiers des propriétaires de la ligue. Ainsi, ils seraient probablement de meilleure foi et pourraient accepter une coupure salariale plus facilement.
Ceci dit, parce que les ententes de télé sont « secrètes », elles n’ont jamais été dévoilées. Certaines formations ont un meilleur contrat de télé, mais on ne sait pas lesquelles.
Il n’en demeure toutefois pas moins qu’un plan a beau avoir été développé en partenariat avec un laboratoire en Utah, mais que les gars ont tout de même des craintes. Surtout avec le fait qu’un test positif ne voudrait pas dire que toute l’équipe du joueur en question serait forcément en quarantaine.
Un plan de santé a beau avoir été étalé par le commissaire, mais il est clair que, dans ces conditions-là, certains joueurs ne voudront pas se pointer le bout du nez sur un terrain de balle.
Et ça, Rob Manfred s’en doute.
Nous espérons de convaincre la majorité d’entre eux que le retour au travail sera sécuritaire. (…) Mais on sait qu’on ne peut pas forcer un joueur à jouer contre son gré.
Rob Manfred
Cela nous ouvre donc la porte. Est-ce que les joueurs qui ne voudront pas jouer (si une entente est signée) pourrait simplement être suspendu sans solde?
Une chose est certaine : si un gars (appelons-le Blake Snell pour les besoins de l’exercice) devait refuser de se pointer, sa relation avec ses coéquipiers serait différente.
Voilà une problème qui ne se résoudra pas facilement.
10e manche
- Ça se tient.
