La proposition des Ligues majeures de baseball de reformer le système des ligues mineures a choqué les amateurs de baseball de partout. Selon ce plan, 42 équipes disparaitront dès l’été 2021 et laisseront des millions de fans sans baseball professionnel à se mettre sous la dent.
Pour bien comprendre la gravité de la situation, Fangraphs, un site de statistiques avancées, a mis la réforme en chiffres et en images.
Perdre ou conduire longtemps
Selon les calculs de Fangraphs, 250 millions d’Américains habitaient l’été dernier à moins de 50 miles (80.5 km) d’un stade de baseball mineur ou majeur. Avec cette réforme, 11 millions de personnes perdront le privilège de demeurer à une distance « raisonnable » (sujet à interprétation bien sûr) d’un endroit pour regarder en personne le sport favori. Même en ajoutant les circuits indépendants comme la nouvelle Frontier League, 10 millions d’Américains seront privés de baseball.
Pour bien comprendre le désastre de cette réforme, prenons un exemple plus près du Québec. Les Lake Monsters du Vermont font malheureusement partie de la liste des condamnés. S’ils veulent voir du baseball, les résidents de Burlington, où jouent les Monsters, devront désormais parcourir jusqu’à 125 miles (201 km) pour voir du baseball, alors qu’ils en avaient dans leur cours l’année précédente.
Des conséquences pour le Québec
La réforme et la disparition des Lake Monsters auront aussi des conséquences pour les amateurs de baseball québécois. Burlington se situe à 152 km de Montréal. Cette proximité leur a permis de faire partie de nos vies, notamment comme club-école des Expos de 1994 à 2004. Si on enlève cette destination, l’équipe de baseball professionnel la plus près de Montréal sera à Albany, à 356 km de la métropole. Syracuse dans l’État de New York et Manchester au New Hampshire complèteraient le podium à 402 et 416 km.
Si, comme Fangraphs, nous ajoutons le baseball indépendant dans la liste des marchés possibles, les choses s’améliorent avec la présence des Aigles à Trois-Rivières (141 km de Montréal) et des Capitales à Québec. Malheureusement, si, comme moi, vous vivez dans la région de Gatineau-Ottawa et que vous avez perdu vos Champions, vous devrez choisir entre les Mets de Syracuse (318 km), et les Aigles (310 km).
Cette réforme est désastreuse à la fois pour les amateurs de balle et pour les petites municipalités qui dépendent de ces équipes, qui perdront des revenus considérables. Le baseball majeur doit revoir sa réforme, qui a des conséquences bien au-delà des bureaux du commissaire sur la 47e rue au cœur de Manhattan.
Source: Fangraph
