Vous avez peut-être remarqué que le nombre de circuits est en baisse cette saison dans la MLB. À la suite d’une saison 2017 où les balles ont été détruites comme jamais (6105 longues balles en 4860 parties), les joueurs de 2018 peinent à rattraper la cadence. La moyenne de 1.25 circuit par match est loin derrière, laissant plutôt place à un maigre 1.02 circuit en moyenne par joute (378 longues balles en 370 matchs), soit une baisse de près de 20%.
Le contraste est flagrant.
Pour moi, quelques raisons peuvent expliquer cette tendance. On peut parler de la température (sans vouloir faire du small talk, il fait froid ces jours-ci) qui a la capacité de paralyser les frappeurs ou même des lanceurs qui sortent des prestations extraordinaires soir après soir.
Sans oublier que les Yankees du Tank sont en panne sèche… toujours de leur faute!
Ces éléments de réponse peuvent contribuer à expliquer cette tendance. Mais il semblerait qu’autre chose puisse expliquer le phénomène.
La résistance de l’air
Selon des gens bien au fait du dossier, la résistance de l’air est plus importante que par le passé, ce qui peut contribuer à une certaine baisse de régime au niveau des longues balles. Beaucoup de balles, au lieu de tomber dans les estrades, vont maintenant tomber dans les gants du voltigeur à la piste d’avertissement.
Ce sont les DBacks de l’Arizona qui prouvent le mieux cette théorie. La résistance de l’air est énorme en Arizona et, avec les balles qui sont à une température contrôlée au Chase Field, le nombre de longues balles à domicile a drastiquement chuté. Les Diamondbacks sont passés du 5e rang de la ligue au 20e pour les circuits à domicile.
Évidemment, la perte de J.D. Martinez pèse aussi dans l’équation…
Il est difficile de déterminer avec justesse les vraies raisons, mais les hypothèses sont nombreuses.
Source : The Athletic
