Le lanceur québécois Phillippe Aumont navigue toujours dans l’incertitude, quelques jours après l’annulation du camp printanier et du début de la saison dans le baseball majeur en raison de la COVID-19.
Invité au camp d’entraînement des Blue Jays avec un contrat des ligues mineures, le droitier originaire de Gatineau ne sait toujours pas quel avenir lui sera réservé dans l’organisation torontoise. Ses bagages sont prêts et qu’il s’apprête à quitter Dunedin en Floride pour retourner en isolement volontaire de 14 jours à la maison.
Toutefois, Aumont ne sait même pas s’il sera payé, et sioui, quand il sera payé pour les services rendus depuis son arrivée en Floride.La seule chose qu’il est au courant est que le baseball majeur a demandé aux 30formations de retourner les joueurs invités à la maison.
« Je n’ai rien entendu. Je ne sais pas qu’est-ce qui va arriver, mais ces questions devront être répondues. Je me fie à plusieurs personnes qui vont faire en sorte que je vais rester en contact et essayer de savoir quelle direction prendre. Jusqu’à présent, nous n’avons aucune réponse et on tente d’en savoir plus. Heureusement, je serai avec ma famille dans quelques jours », soutient le grand droitier.
Pour l’instant, sa fiancée Frédérique et sa fille Gabrielleont pu regagner le Québec avant la fermeture des frontières par le gouvernementTrudeau. Comme il est Québécois, il n’aura pas de problème à rentrer au pays,mais l’isolement sera à faire sans aucun doute pour la famille Aumont.
« Ce sera 14 jours en isolation avec mes chiens. Ma fiancée et ma fille sont avec grand-maman, donc je vais suivre les recommandations. C’est la meilleure chose à faire pour être un bon citoyen », d’assurer Aumont.
Mesures mises enplace
Pour les joueurs réguliers qui sont encore dans lescomplexes d’entraînement, des mesures ont été mises en place en collaborationavec le baseball majeur et le Centers forDisease Control and Prevention (CDC). Les joueurs se rencontrent aussi avecle syndicat des joueurs pour les solutions quant aux paiements des joueurs.
La situation est un peu plus complexe pour les joueurs invités et qui ne sont pas dans les 90 joueurs autorisés par équipe. Aumont explique toutefois que le plus longtemps qu’un joueur reste sur place, le plus longtemps que la formation va « s’occuper de lui ». Au Québec, les Blue Jays n’auraient plus à s’occuper du grand lanceur, ce qui change la donne selon lui.
Aumont est conscient qu’il aurait pu se retrouver en Asie,et ce, au cœur de la pandémie à l’heure actuelle. Bien que cette situationétait dans ses plans, l’invitation des Oiseaux a changé ses derniers. Or, commeil ne sait pas s’il fera partie de l’organisation au retour des activités, ilest un peu entre l’arbre et l’écorce.
« Je me demande ce qui serait arrivé si j’étais là-bas présentement. Ça serait possiblement le chaos. Ce n’est pas seulement le baseball qui est affecté par ses mesures, mais tous les sports. C’est planétaire. On se doit d’être patient, car c’est la santé de la population qui est en cause », de terminer l’athlète de 31 ans.
La saison de baseball risque de prendre beaucoup de temps avant de s’amorcer. Les directeurs généraux parlent d’un retour vers le mois de juillet, voire plus tard.
