Max Scherzer vient d’être nommé joueur de la dernière semaine dans la Nationale. Le lanceur droitier des Nationals a lancé son premier blanchissage en trois ans face aux surprenants Braves d’Atlanta lundi dernier, n’accordant que deux maigres coups sûrs et retirant dix frappeurs sur des prises.
Son deuxième départ de la semaine, face aux puissants cogneurs des Rockies du Colorado, a été tout aussi brillant. Seul Charlie Blackmon a réussi à résoudre l’énigme avec un circuit de deux points en première manche représentant le seul coup sûr accordé par Scherzer dans la victoire des Nats. Il a également retiré onze frappeurs sur des prises.
Au sommet de son art
L’artilleur de 33 ans est au sommet de son art. Récipiendaire des deux derniers trophées Cy Young dans la Nationale (2016 et 2017), il entame la saison 2018 avec le mord entre les dents et chacune de ses quatre sorties ont été solides. Il est incontestablement le leader de cette équipe et celui qui les remettra sur les rails dans ce début de saison en dents de scie.
Scherzer est une force tranquille. Sans faire de bruit, il établit des marques, il intimide l’équipe adverse et, par-dessus tout, il retire une quantité incroyable de frappeurs. Malgré tout, son nom est souvent relégué au deuxième rang. L’ombre projetée par son comparse des Dodgers de Los Angeles Clayton Kershaw est épaisse et difficile à contourner. Le grand gaucher des Dodgers sort en tête de lice de la plupart des pronostics présaisonniers.
Moi-même un grand partisan de Kershaw, il est indéniable qu’il s’établit comme le grand lanceur de sa génération. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Seule une bague de championnat manque pour lui concéder immédiatement le statut d’immortel et faire taire quelques-uns de ses dénigreurs. Malgré tout, Max Scherzer a prouvé ces dernières années qu’il était tout simplement le meilleur.

La constance de Scherzer
La constance du no.31 m’amène à lancer cette déclaration et probablement rouvrir un débat qui se doit d’être ouvert. On se doit d’en parler davantage. Scherzer a lancé plus de manches et accumulé plus de retraits au bâton que quelconque lanceur lors des cinq dernières saisons. Pour chacune d’elles, il s’est retrouvé dans le top-5 dans la course au trophée Cy Young. Il l’a remporté trois fois (2013 avec les Tigers de Detroit, 2016 et 2017 avec les Nationals). Ce n’est pas du hasard et blâmer les blessures de Kershaw pour ses succès ne fait qu’enrober mon point.
Je n’affirme pas qu’il soit génétiquement supérieur ou que sa carrière soit plus étincelante que celle de Kershaw. Je veux simplement faire en sorte qu’on réalise à quel point il est dominant. On tend parfois à l’oublier. Sa prestance sur le monticule, la hargne qu’il déploie sur chacun de ses lancers et la crainte qu’il inflige, par sa simple présence, dans la tête des joueurs adverses, font de lui le meilleur lanceur du baseball PRÉSENTEMENT.
Un œil observateur et, bien sûr, un brin de subjectivité m’amènent à ce constat. Présentement, si j’avais une seule partie à gagner, j’aimerais que la balle soit dans la main de Scherzer. Si je voulais relancer mon équipe, j’aimerais avoir Scherzer dans mon équipe. Si je voulais passer un bel après-midi devant ma télé, j’aimerais que ce soit Scherzer au monticule.
