L'héritage de Josh Donaldson

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Maxime Lauzier

Publié le 16 juin 2018 à 14h00

Ce n’est plus un secret. Ça fait deux ans qu’on en parle. Mais là, c’est pour vrai. Les jours de Josh Donaldson dans la Ville Reine sont comptés. Il a désormais un pied sur le pas de la porte. Seul le DG Atkins a le contrôle sur la suite des choses. Et il est bien là le problème. À l’aube de son autonomie, Donaldson, par ses performances, ne semble plus diriger sa propre destinée.

Depuis l’an dernier, Donaldson est affligé. Les blessures et les performances plutôt inconstantes du joueur de troisième but n’arrivent certainement pas au bon moment. Selon ses dires très zen, il semble convaincu que ces embûches font partie de la vie et qu’aucun joueur n’est à l’abri. Il a probablement raison… Mais ce n’est tellement pas ce que l’on veut entendre de la bouche d’un joueur de 32 ans qui sera totalement libre à la fin de la saison.

Josh Donaldson – Photo : ESPN

Normalement, avant de tomber agent libre, un joueur met toutes les chances de son côté pour connaître une saison mémorable. Il a travaillé fort toute sa vie pour se bâtir une carrière. L’odeur de l’argent se fait omniprésente et l’homme, étant ce qu’il est, veut sécuriser le reste de sa vie avec un important contrat. Toute blessure ou diminution de performance donne le pouvoir de négociation à l’autre côté de la table. Donaldson ne semble pas trop s’en faire avec ça…

Pour les Jays, le statut actuel du no 20 est certainement dévastateur pour sa valeur transactionnelle. Atkins ne l’avouera pas aujourd’hui, mais les Oiseaux sont vendeurs. Il devra donc user d’énormément de finesse s’il tente d’échanger à prix respectable le joueur étoile avant la date limite des transactions. Chaque journée passée sur la DL fait pencher le levier du mauvais côté. Il trouvera preneur, mais le retour de l’échange sera assurément moins considérable.

Petit retour en arrière

Je ne peux m’empêcher de revenir sur les discussions de l’année dernière concernant l’avenir de Donaldson à Toronto. J’étais de ceux qui espéraient le voir rester. Avec mes lunettes roses, j’osais croire que les Jays seraient compétitifs et qu’un Donaldson dans l’alignement ne pouvait être que positif. Malheureusement, j’avais tort. Le temps, et probablement la logique, ont fait que ceux qui désiraient rebâtir dès la saison passée avaient raison.

Bringer of rain ne sera pas vêtu de bleu et blanc l’an prochain. Les circonstances en font une certitude. Il a certainement encore de bons services à offrir à une équipe, mais pas une équipe en reconstruction. Un contrat lucratif, il en aura un. Son passage dans la Ville Reine lui aura permis d’atteindre un autre niveau. Les Blue Jays l’ont bien entouré pour atteindre ce niveau. Que restera-t-il du passage de Donaldson après cette saison? J’aurais souhaité que, par simple retour du balancier, son héritage soit plus reluisant.

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