J’ai beau particulièrement ne pas aimer les Yankees de New York, mais s’il y a bien une seule raison pour laquelle je voudrais les voir gagner un championnat, ce serait pour Aaron Judge. Ce dernier est le cœur et l’âme des Yankees et peut-être même de la ville de New York sur le plan sportif. Saison après saison, il charrie son club sur ses épaules. Son plus récent titre de MVP ne fait que le confirmer une fois de plus.
Comme le commun des mortels, il ne rajeunit pas et chaque campagne à baisser pavillon ne fait que l’éloigner de la Terre promise. Il aura quand même 34 ans au moment d’entamer la saison 2026 et c’est exactement pourquoi les Yankees se doivent de maximiser la fenêtre d’opportunité que leur offre leur joueur étoile.
Mieux l’entourer
S’ils veulent gagner une Série mondiale, les Yankees doivent redevenir la grosse équipe de leur division. Au moment d’écrire ces lignes, nul doute que ce sont les Blue Jays de Toronto qui font le plus peur à leur rivaux. De plus, les Red Sox de Boston sont jeunes et ils risquent d’être bons longtemps.
Les Bombardiers du Bronx doivent tout faire pour ramener Cody Bellinger au bercail. Ils doivent aussi être du derby Kyle Tucker. Un champ extérieur composé de Bellinger, Judge et Tucker serait prolifique.
Enfin, être eux, ma priorité serait de m’entendre avec Bo Bichette. Même s’il n’est un joueur élite défensivement parlant, il protègerait bien Judge à la plaque en plus de stabiliser l’avant-champ. Plus que Anthony Volpe et ses 19 erreurs en 2025 disons. Ce serait aussi une bonne claque au visage pour les Jays.
Ils doivent s’améliorer dans l’immédiat et si cela signifie échanger des joueurs tels que Jasson Dominguez ou encore Spencer Jones, bien pourquoi pas. Judge ne doit pas entrer dans la catégorie des Ken Griffey Jr. ou Barry Bonds, soit celle des joueurs générationnels à n’avoir jamais eu sa bague.
La philosophie des Yankees
À mon sens, si les Yankees veulent viser un championnat dans un avenir rapproché, ils se doivent de changer leur approche. Ce n’est pas compliqué, avec eux c’est soit de la frapper l’autre bord de la clôture ou un retrait au bâton. Et que dire de leur défensive. Il faut appeler un chat un chat, c’est épouvantable tellement c’est laborieux.
Nous l’avons vu en séries éliminatoires, par moment, il faut savoir jouer de la bonne vieille petite balle. Il faut s’adapter aux situations qui surviennent dans un match. En saison régulière, peut-être qu’on peut s’en tirer, mais en séries éliminatoires, c’est une autre game, comme le dirait Martin St-Louis.
Parlant d’entraîneur, est-ce qu’Aaron Boone est vraiment le gérant idéal pour conduire son équipe aux plus grands honneurs? Peut-être qu’un changement de cap et de mentalité dans l’abri serait envisageable. Je dis ça, je dis rien…



