Les Rays de Tampa Bay débordent d’idées et aiment définitivement innover. Après avoir mis en place une rotation à quatre partants en début de saison, l’équipe de Floride récidive avec une décision dont eux seuls ont le secret.

Sergio Romo, le cobaye
Sergio Romo évolue dans la MLB depuis 2008 et il a pris part à 588 matchs en tant que releveur, rien d’autre. Il n’a jamais débuté une rencontre. Tout cela s’apprête à changer, et ce, dès ce samedi soir face aux Angels de Los Angeles.
Les Rays vont expérimenter quelque chose de spécial en offrant à Sergio Romo son tout premier départ en carrière. Selon les bruits de couloir, le plan serait que Romo ne travaille que deux manches en espérant avoir le meilleur sur Mike Trout et Albert Pujols, prévus comme frappeurs lors de ces manches.
Si tout se passe comme prévu, Ryan Yarbrough entrera en relève et devrait s’occuper des manches suivantes.
Toujours selon les bruits de couloirs et les théories, les Angels qui présentent un haut d’alignement constitué majoritairement de frappeurs droitiers (Cozart, Simmons, Trout et Pujols) pourraient rencontrer plus de difficultés face au vicieux arsenal du lanceur droitier.
Une idée qui peut devenir une mode?
Est-ce que cela va fonctionner? On en sait rien. En fait, ça pourrait marcher, car c’est un peu de cette manière qu’on organise son pitching dans les dernières manches. Si ça fonctionne en fin de match pourquoi ça ne serait pas le cas au début d’une partie?
Avec Romo pour deux manches, les Rays donnent une chance à Yarbrough de durer plus longtemps dans la partie et de ne faire face aux puissants frappeurs des Angels que deux fois au lieu de trois, ce qui peut carrément changer la donne dans une rencontre.
Les Rays ont au moins le mérite d’essayer. L’idée n’est pas mauvaise, elle est en tout cas meilleure à mes yeux qu’une rotation à quatre lanceurs. Cependant, attention, les Floridiens n’essayent pas de se débarrasser de leurs lanceurs partants ou de les rendre moins importants dans une rencontre, je pense qu’ils essayent juste de maximiser l’utilisation qu’un partant peut offrir à son équipe.
J’aime ça.
