Si le bras de Syndergaard tient le coup. Si l’effet d’un nouveau gérant se fait sentir. Si Matt Harvey redevient Matt Harvey. Si la longue balle pleut. Si l’infirmerie se vide. Si, si, si… ça fait beaucoup de si. Peut-être même trop pour prévoir une grande saison aux Mets de New York!?
Thor est de retour. En avril l’année dernière, son entêtement à ne pas se faire soigner a malheureusement eu raison de son bras et lui a fait manquer toute une saison. Les Mets ont assurément appris de ce faux pas. Ils doivent désormais gérer leurs effectifs avec professionnalisme et protéger la santé des athlètes plus intelligemment.
Ceci étant dit, Syndergaard est la pierre angulaire de la rotation des Mets, l’une des meilleures des Majeures sur papier. Il possède le x-factor. Le genre d’artilleur qui, lorsqu’il se présente sur le monticule, l’issue du match semble réglée d’avance.

Les Mets amorcent la saison avec un nouveau gérant. Mickey Callaway, un individu cent fois plus dynamique que son prédécesseur Terry Collins, mise sur l’exécution en défensive pour prévenir le nombre de points accordés.
L’année dernière, les Mets étaient la pire équipe du baseball pour l’efficacité en défensive (.667). Avec 863 points accordés, ils se sont dangereusement approchés du record de franchise établi par la formation de 1962, une des pires de l’histoire du baseball.
Callaway a du pain sur la planche. Ce changement de manager peut certainement s’avérer bénéfique. Fait intéressant: 11 des 19 dernières équipes ayant rebondi d’une saison perdante pour faire les séries la saison suivante avaient changé leur skipper lors de la saison morte.
Harvey, Cespedes et les autres
La balle rapide de Matt Harvey n’a certainement plus la même vélocité depuis son opération Tommy-John. Il devra ainsi travailler davantage sur son changement de vitesse, son lancer de prédilection lors de sa meilleure saison en carrière (2013). Comme quatrième partant de l’équipe derrière Syndergaard, Jacob deGrom et Steven Matz, un Harvey en possession de ses moyens peut amener énormément de profondeur à la rotation.

Avec Yoenis Cespedes, Jay Bruce, Michael Conforto et Todd Frazier dans l’alignement, la balle voyagera au Citi Field. À la limite de l’unidimensionnel, l’attaque des Mets devra être imaginative pour marquer des points autrement que par la longue balle. Déjà, Callaway a instauré un mode d’agressivité sur les sentiers. Ils sont lents, mais intelligents. Formant l’une des offensives les plus âgées des Majeures, les Mets peuvent certainement se servir à bon escient de toute cette expérience.
Les Mets et les blessures
Pour prétendre atteindre un haut niveau de réussite en 2018, l’infirmerie devra demeurer déserte. Pratiquement toute l’équipe y est passée l’année dernière et on a compris, chez les Mets, qu’il manquait assurément de profondeur dans nos rangs. Callaway devra utiliser ses effectifs vieillissants de manière logique et prévoyante pour simplement espérer se rendre à la ligne d’arrivée.
Les Mets de 2018 peuvent-ils surprendre comme ils l’ont fait en 2015 en atteignant la Série mondiale? Revenir d’une saison de 70-92 et se frayer un chemin dans les séries est l’objectif. Beaucoup de suppositions et de « si » rendent ce parcours tumultueux, mais en fin de compte, 2017 leur aura appris énormément sur les fondations de leur organisation. Une organisation qui mise sur une excellente rotation de lanceurs partants et une philosophie offensive différente. Est-ce que ce sera suffisant? J’ose croire que, avec un peu de vent dans le dos, c’est possible.
