La saison n’est jeune que de quelques semaines, donc rien ne sert de s’emballer à ce temps-ci de la saison. Il ne faut pas s’exciter le poil des jambes certes, mais on est en droit d’analyser ce que l’on voit en ce moment. N’est-ce pas ça le moment présent? Donc, aujourd’hui, précisément le 10 avril, mes yeux contemplent une formation des Jays qui ressemble à quelque chose. Qui a l’atmosphère d’une équipe. Ce qu’elle n’avait pas la campagne passée! Une attitude de gagnant, ce qui est un grand pas.
Avoir une attitude de gagnant ne veut pas dire nécessairement remporter une Série mondiale. Ça veut dire ne pas se foutre de perdre et faire les gestes qui permettent à un groupe d’être uni et traverser les beaux moments, tout comme l’adversité, main dans la main.
L’un des acteurs de ce nouveau vent de fraîcheur se nomme Yangervis Solarte, qui est débarqué dans la Ville-Reine afin de divertir les siens. Le boute-en-train parfait, qui motive les siens avec deux ou trois petits pas de danse après un bon coup de l’un de ses frères moineaux.
Dance like n̶o̶b̶o̶d̶y̶’̶s̶ ̶w̶a̶t̶c̶h̶i̶n̶g̶ Yangervis Solarte. 🕺🏾🕺🏾 pic.twitter.com/9v46hTCnPr
— Toronto Blue Jays (@BlueJays) 4 avril 2018
«Jeff, ce n’est pas avec des pas de danse qu’on remporte une Série mondiale.» Non. Mais ça fait partie des outils afin d’y accéder. Cette bonne humeur devient contagieuse et tout le monde, à sa façon, se rallie à ça. Comment ne pas se rallié au bonheur?
Dans cet abri et ce vestiaire-là, Russell Martin et Josh Donaldson s’assurent que tout fonctionne bien. Solarte, lui, s’occupe de divertir les siens avec son humour et sa grande passion pour son sport. Lui, il vient au parc s’amuser. C’est sa mission de la faire. Son épouse, Yuliett Pimentel, est décédée à la suite d’un cancer en septembre 2016. Grâce à la demande de celle-ci, Solarte a complété cette saison là et en décembre de la même année, il a décroché le prix Tony Conigliaro. Un prix remis à un joueur ayant fait preuve de détermination et de courage face à l’adversité.
Au final, son élan dynamique, sa polyvalence, sa défensive, son aptitude a cogné solidement et à produire des points sont également d’autres qualités qui sont collées à lui. Parce que oui, il produit des points même s’il est catalogué comme joueur d’utilité. Pour ma part, il est plus que ça. Du moins, il est devenu plus que ça.
Merci, Pituki (son surnom). Merci d’ensoleiller Toronto à nouveau et me mettre un sourire au visage chaque fois que je te contemple, même lors d’une défaite.
