Les Indians et la vie sans Andrew Miller

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Maxime Lauzier

Publié le 2 mai 2018 à 10h30

Ôtez un homme et c’est tout un empire qui s’effondre. C’est un peu ce que sont en train de vivre les Indians de Cleveland, en version un peu exagérée bien entendu. Privé de leur killer releveur Andrew Miller depuis le 26 avril dernier en raison d’une blessure à la jambe, les Indians peinent à se démarquer en fin de match. La tribu n’aurait-elle pas une légère Miller-dépendance?

Andrew Miller - Cleveland Indians
Andrew Miller a rejoint la liste des blessés la semaine passée. Photo – Jason Miller / Getty Images

Les fins de match sont difficiles

D’habitude, quand Andrew Miller quitte les siens après deux lancers, c’est qu’il a retiré trois frappeurs dans une manche. La semaine passée face aux Cubs, Miller est entré en relève et a quitté les siens après son deuxième tir pour rejoindre l’infirmerie. Le diagnostic : Un claquage du muscle ischio-jambier.

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Depuis, la vie sans Andrew Miller n’est définitivement pas la même pour les Indians de Cleveland. Bien que le gérant Tito Francona a plus d’un tour dans son sac et connait son baseball sur le bout de ses doigts, l’équipe n’a plus du tout la même « gueule ». Lundi soir, alors que Trevor Bauer en était à plus de 120 lancers et 11 retraits au bâton, Tito a tenté de laisser son partant finir sa 7e manche. Résultat, Robinson Chirinos a d’un seul élan remis les deux équipes à égalité. Cleveland s’est malgré tout imposé, mais à la fois fait une belle frayeur.

Hier mardi, toujours face à ces mêmes Rangers, c’est Nick Goody cette fois, qui a connu une sortie en relève désastreuse (1.2 manche lancée, 3 coups sûrs, 2 points concédés sur 2 HR) et empoché la défaite alors que les Indians venaient de créer l’égalité grâce à un superbe grand chelem de Michael Brantley en toute fin de 9e manche.

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Terry Francona essaie, mais pour l’instant ne trouve pas la bonne formule. Il doit composer avec ce qu’il a entre les mains en allant puiser même parfois chez son closer Cody Allen (41 lancers lundi soir). Au sujet de sa décision de lundi de laisser Bauer sur la butte, Francona se rend à l’évidence.

« Il était à plus de 120 lancers, je sais que c’était un total assez élevé. Mais sans Andrew Miller et de la façon dont Bauer lançait, je pensais que ça allait passer. Malheureusement, ça n’a pas fonctionné » – Terry Francona.

10 jours d’absence qui en paraissent 10 ans

La relève des Indians souffre et le retour d’Andrew Miller est attendu comme une délivrance. Cela fait six jours que le grand gaucher est sur la liste des blessés et l’enclos des releveurs a déjà fait exploser la banque.

En 20 manches de travail, les lanceurs de relève affichent une moyenne de points mérités de 9.45 ainsi qu’un OPS de .1097 aux frappeurs adverses. Faut-il regretter que la direction ait préféré ne pas prolonger les contrats de Joe Smith et Bryan Shaw?

Francona utilise son personnel de lanceurs dans des situations auxquelles ces derniers n’ont jamais été confrontés. Pour l’instant, on peut dire que ça n’est pas un grand succès. Les Indians peuvent s’estimer heureux d’évoluer dans une division qui reste à leur portée, même avec une patte brisée. Grâce à 15 victoires et 13 défaites, Cleveland occupe aisément la première place du classement de la Centrale dans l’Américaine, trois matchs devant les faibles Tigers. La voie reste ouverte pour les Indians qui cependant, doivent se reprendre.

Francona reste optimiste et croit en Jeff Beliveau (11.57 MPM), Tyler Olson (4.35 MPM), Nick Goody (5.73 MPM) et Matt Belisle (5.06 MPM), mais au fond de lui Tito n’espère qu’une seule chose : le retour au plus vite de son indispensable Andrew Miller.

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