Les Dodgers ont écrasé la division ouest de la Nationale cette année. Le résultat? Pas moins de 106 victoires alors que les deuxièmes au classement, les Diamondbacks en ont remporté 85. Un écart abyssal…
L’écart est-il trop grand?
Oui et non.
Oui pour la simple raison qu’on n’a jamais vu un écart si important entre le premier et le deuxième de cette division ces dernières années. Ils ont d’ailleurs remporté le titre de division lors des sept dernières saisons, ce qui illustre la domination actuelle. Les Dodgers n’ont jamais remporté moins de 91 matchs durant cette période.

Oui également, car même s’ils ont du mal à s’imposer en séries, ils semblent très difficiles à aller chercher durant la saison régulière où ils trouvent facilement leur rythme. Les séries au meilleur des trois ou quatre semblent leur poser des problèmes, ce qui n’est pas le cas quand il s’agit de faire moins de calculs.
Non, car après tout, l’an dernier les Rockies les ont poussés jusqu’au 163e match et ils sont passés ainsi à deux doigts d’abandonner leur couronne. L’équipe du Colorado a peut-être prouvé cette année que c’était possible, mais ils étaient certainement un peu en surrégime et les Dodgers ont mal commencé l’année.
Il faut aussi admettre que la vérité d’un jour (ou même de sept années) n’est pas toujours celle du lendemain. Un grain de sable peut vite enrayer la machine et casser la dynamique.
Une stratégie destinée à attendre?
En parlant des Rockies, le directeur général Jeff Bridich a été interrogé sur une éventuelle attente des concurrents des Dogders. Pour faire simple : les Dodgers sont trop forts et il vaut mieux garder ses sous pour les dépenser plus tard quand ils seront plus vulnérables. Évidemment, une telle stratégie n’est pas avouable et Bridich a botté en touche en expliquant que chaque équipe se concentrait sur son effectif.

Toutefois, je ne pense pas que les équipes raisonnent de cette manière. Les Dodgers sont plus dominants, car ses concurrents sont soit en reconstruction (les Padres ne sont plus loin de la fin de celle-ci, mais le moteur n’est pas encore chaud, les Giants vont partir sur un nouveau cycle) soit évoluent avec des moyens plus limités comme les Rockies ou les Diamondbacks. Les, Dodgers eux ont beaucoup plus de moyens et la superposition de toutes ces situations fait que ça leur sourit facilement actuellement.
À l’avenir?
Les Padres pourraient les inquiéter cette année ou l’an prochain, mais le recrutement de cet hiver nous donnera plus d’indications sur la vraie volonté d’attaquer tôt. Sinon, la théorie d’attente évoquée plus haut prendrait du sens.

Les Rockies ont signé Nolan Arenado à très long terme, preuve que la volonté est de jouer un rôle. Mais Nolan ne suffira pas…
En attendant, le peu de failles qu’on peut leur trouver les destine à être favoris encore l’an prochain. Reste à savoir si les autres équipes vont jouer le jeu ou pas dès cette année pour les faire trembler.
Source : Denver Post
