Les agents de J.D. Martinez se poursuivent en justice

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Maxime Lauzier

Publié le 18 juin 2019 à 13h00

Quelques mois avant de devenir agent libre, soit en novembre, J.D. Martinez a laissé tomber son agent afin de se faire représenter par l’agent le plus influent, le plus connu et le plus controversé du baseball : Scott Boras. Quelques mois plus tard, Martinez signait un contrat de 110 millions de dollars avec les Red Sox qui comprend trois clauses échappatoires.

Ça, on le savait.

Cette situation ne s’est toutefois pas arrêtée là pour Bob Garber, qui était l’agent de celui qui est entré dans la ligue avec les Astros au début de la décennie. En tant qu’agent, il avait présenté à Martinez Bruce Lee, qui devait prendre soin de ses intérêts financiers. Garber a recommandé, en 2016, à son client de considérer Lee pour ses avoirs financiers.

Non, pas ce Bruce Lee-là.

Lee
GIF : Giphy

C’est son ami Lee qui lui aura planté un couteau dans le dos puisqu’il a recommandé à Martinez de se faire représenter par Boras pour la plus grosse négociation de sa carrière. Même s’il n’avait jamais entendu parler de Scott Boras – il ne suivait clairement pas le baseball – il a vu ses nombreuses réalisations et s’est dit que ce gars-là avait le potentiel de faire de l’argent. Il s’attendait donc en retour à se faire présenter par Boras à des gens importants du milieu de la finance.

Tout le monde gagnait… sauf Garber.

Un couteau dans le dos

Lee est allé plus loin en conseillant carrément à son client de quitter Garber à tout prix. « Il ne te vendra pas bien et tu n’auras pas le salaire que tu mérites », lui a-t-il dit.

Et Martinez l’a écouté. Il a mis fin à son association avec Garber.

Garber considère cette manoeuvre illégale puisqu’il était lié contractuellement avec celui qui a connu une fin de saison extraordinaire en Arizona et qui avait une valeur marchande incroyable sur le marché des agents libres. Il poursuit donc Lee ainsi que son patron Merrill Lynch pour rupture de contrat illégal.

Martinez
Photo : Boston Herald

On n’en sait pas s’il a poursuivi Scott Boras puisque ce genre de démarches entre agents certifiés de la MLB sont secrètes, mais il est possible de penser que Garber attend / a attendu Boras dans le détour. Il y a quand même du maraudage dans l’air.

Le frappeur de choix des Sox pourrait donc devoir aller s’expliquer en cours face à son ancien agent quelque part cette saison, en Illinois. L’Association des Joueurs, qui veillera à la protection des intérêts de Martinez dans ce dossier, refuse de commenter l’histoire.

Source : Athlétique

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