Après plusieurs moments tumultueux et surtout une nonchalance qui a sorti Rob Manfred de ses gonds, Stuart Sternberg fait maintenant son mea-culpa.
Ce dernier a discuté de ses regrets concernant l’échec du futur stade des Rays de Tampa Bay à Ybor, ainsi que ce qui doit arriver maintenant que l’équipe se concentre sur St. Petersburg, avec le Tampa Bay Times.
Il regrette
Avec le recul, Stuart Sternberg explique que l’administration des Rays aurait dû se montrer plus agressive pour closer le deal comme on dit sur ce projet de 900 millions, avant la date limite du 31 décembre.
Je crois qu’on aurait dû pousser plus fort et plus tôt à Hillsborough. Clairement, et je ne dis pas que ça aurait changé quoi que ce soit, lorsque nous avons vu que la fin s’en venait vers Thanksgiving, on a fait beaucoup de choses après ça, mais ce n’était peut-être pas assez et un peu trop tard.
Sternberg a même ajouté qu’il aurait dû jouer la game suivante : «si vous ne faites rien maintenant, on arrête de discuter». Toutefois, il affirme que ce n’est pas son style et qu’il préfère collaborer pour le bien de ses projets.
Trop peu trop tard peut-être, mais Sternberg a laissé un goût amer à la ligue ainsi qu’aux fans de Tampa Bay dans les derniers mois. Il n’a jamais donné l’impression qu’il désirait tant que ça de garder les Rays à Tampa.
Et maintenant?
Maintenant que la fenêtre d’un nouveau stade à Ybor City s’est refermée, l’administration de l’équipe se concentre maintenant sur St. Petersburg. Endroit où le maire met de la pression sur les Rays à savoir s’il y aura un nouveau stade ou non, question de continuer ses plans de développement.
Toutefois, comme précédemment mentionné, Sternberg et son équipe prendront leur temps, du moins jusqu’à l’été, pour analyser la viabilité d’un tel projet et ensuite discuter avec le maire, Rick Kriseman, à ce sujet. Manfred a aussi stipulé que d’autres parcelles de terre dans le quartier pourraient s’avérer une bonne option pour le futur stade des Rays.
Par contre, après tout le travail fait pour Ybor City, on devra recommencer à zéro et comprendre ce qu’on peut faire et ne pas faire d’erreurs dans tout ça.
En dehors de ça, la plus grosse épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes, c’est la rentabilité de l’équipe. Chose qui n’en fonctionne pas depuis leur arrivée. Chose qu’on ne croit pas qui fonctionnera non plus. Les Rays — ou le Tropicana Field — n’attirent pas grand monde et on voit mal comment un nouveau stade dans le même secteur pourrait le faire.
Sternberg évoque ses regrets, mais semble convaincre peu de personnes quant à sa réelle volonté d’y garder l’équipe. Véridiques ou pas, ces regrets du propriétaire n’effaceront pas la dernière année et ne recolleront pas les morceaux avec la MLB.
Source : Tampa Bay Times
