Le fils de Craig Biggio s'impose dans un club-ferme des Jays

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Maxime Lauzier

Publié le 25 avril 2018 à 13h09

J’entends régulièrement mes camarades Le Tank et Sébastien Tabary vanter le système ferme de leur organisation fétiche. Mine de rien, c’est grâce à eux si je suis en train de composer ces quelques mots au sujet d’un autre fils d’une ancienne vedette. Ce n’est pas celui de Vlad ou Dante, mais bien le fiston de Craig Biggio, Cavan. De la relève, au sein de cet organigramme, il y en a une collection et Cavan Biggio s’impose de plus en plus comme l’un des meilleurs espoirs. À 23 ans, ce n’est pas faux de souligner qu’il était temps. Peu importe. Il a gravi les échelons nécessaires afin de bien se positionner.

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La mission principale de Cavan était de diminuer son pourcentage de balles propulsées au sol. Il a fait ses devoirs et son pourcentage en témoigne : il est passé de 35.8% à 28.2%. Une nette progression. En plus de ça, Biggio cadre parfaitement dans la philosophie de l’organisation puisqu’il peut évoluer sur tous les coussins se retrouvant à chaque coin du diamant. Le premier nid semble davantage sa position de prédilection, mais il peut jouer sur le 2 ou le 3 sans aucun souci.

Sélectionné au cinquième tour par les Jays lors du repêchage de 2016, son accroissement démontre les qualités que les recruteurs ont aperçues chez lui. Après une saison 2017 passée à Dunedin (A+), il évolue aujourd’hui au New Hampshire, tout comme Guerrero, Bichette et Gurriel (avant son rappel). Sans trop me tromper, Le Junior et lui sont les deux meilleurs de la formation Double-A des Geais Bleus. Biggio a une ligne de frappe monstrueuse (.333/.435/.725), quatre longues balles et 14 points produits en 14 joutes.

Une arrivée dans les Majeures devancée?

On prétend qu’il devrait être un joueur des Majeures en 2020, mais j’ai l’impression que cette échéance sera devancée au moins d’une année. On jase là, mais le futur avant-champ des Jays est très scintillant : Biggio (1er but), Lourdes Gurriel Jr. (2e but), Bo Bichette (arrêt-court) et Vlad Junior (3e but). Qui disait que le système ferme de la franchise torontoise faisait pitié? Je peux vous garantir que je ne suis pas l’un de cette bande.

Félicitations à Ross Atkins pour la besogne colossale effectuée. Celle de poursuivre le développement de cette jeunesse, tout en greffant des joueurs de qualité en haut, qui adhère à la culture de l’entreprise.

Je vous invite également à lire l’excellent portrait de Cavan Biggio qu’a dressé Charles-Alexis Brisebois plus tôt cette année. [LIEN]

Source : TSN

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